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PHILOSOPHIE
dans notre Bibliothèque Nationale, où per-sonne à la vérité ne les savait lire, non plus quebeaucoup d'autres manuscrits précieux venusde l’Inde. M. Anquetil du Perron a publié endeux volumes in-4 0 . une traduction latine del Oupnek’hat, paraphrase du Védam ; et cettetraduction a été vivement critiquée dans unelettre ou I on promet un extrait en français dumême ouvrage (1).
Si l'on en croit le Védam, ce livre sacréque les Brames prétendent avoir été donnéaux hommes par Dieu , ou plutôt l'Ezourvé-dam qui en rapporte les propres termes, etdont nous devons une traduction française à
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M. de Sainte-Croix, Brama est aussi ancienque le monde. Voici ce passage :
« Lorsque Dieu existait seul, et que nul>3 autre être n’existait avec lui, il forma le» dessein de créer le monde : il créa d’abord» le tems, ensuite l’eau et la terre ; et du mé-3) lange des cinq élémens, à savoir la terre,3) l’eau , le leu, l’air et la lumière , il forma»> les diiférens corps, et leur donna la terre» pour base. Il fit ce globe que nous habitons,
(i 1 La Revue ou Décade philosophique, N°. 9, 21décembre 1804, p. 534.