43a CHIMIE ÉGIPTIENNE.lui-même (i). Mais examinons d’abord ce der-nier passage de Plutarque dont les chimistesse sont beaucoup servis, et voyons ce qu'ilpeut signifier.
Cet auteur dit que les Égiptiens donnent àleur pays le nom de Chêmia , parce que leterrain en est noir comme la prunelle del’œil ( 2 ). Au lieu de Chêmia, M. Squire croitqu’il faudrait lire Chémi, terminaison plusconforme à la langue égiptienne. M. Bruce ,dans son voyage d’Abissinie (3), confirme ceque dit Plutarque de la couleur de la terre d'E-gipte. Il dit qu’en bien des endroits elle est noireet grasse ; de sorte que dès que les pluies dutropique commencent à tomber , des essaimsde mouches naissent partout où il y a de cetteterre grasse , et sont un fléau si terrible pourtoute espèce de troupeaux, qu’on ne peut yremédier qu’en se hâtant d’abandonner laterre noire, et de conduire les troupeauxdans des pays de sable , où on les laisse toutle tems des pluies , et où les mouches n’osent
(1) Histoire critique de la Philosophie, Amsterdam,1741, t. 1, p. 159.
( 2 ) V Et< Tijv *-A*yü7r7d» iv ro7i uO>ity' t uoi ù<ruv *
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(3) Tom. 1, p. 444.
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