M
VIE DE MICHEL-JNGE:
2-99
- . «XnMBV. <<-’. :W,«<]bâU i «J. «
nés de saint Pierre à Rome, augmenta encore sa grande réputa-tion. Mais il saur retourner avec lui à Florence, oc nous allonsFy voir enrichir cette Ville de cette excellente Statue de Daviden marbre, où d s’est surpassé lui-même : nous l’y verrons entrer enlice avec ie fameux Léonard de Vinci z concurrence dont les Lûtesfurent infiniment utiles aux gens de f Art, car les deux Cartons queces deux grands Maîtres firent alors, devinrent une école de Delìcinpour tous ceux qui voulurent se rendre habiles dans cette partie.
Le Pape Jules 11 . ayant succédé à Pie III. qui mourut en 150Z.ce souverain Pontife appella Michel-Ange à Rome, & lui pro-posa de faire son Tombeau ; & comme il étoit grand dans toutesses entreprises, il voulut qu’il fût enûerement de marbre, & ornéde quarante figures fans les bas-relicfs & les ornemens. Michel-Ange n’avoit que vingt-neuf ans, lorsqu il entreprit cet Ouvrage.Le Pape renvoya à Carrare avec de l’argent, chercher des mar-bres , donr il fit venir une glande quantité; mais fa Saintetétrouvant point dans la vieille P>asilique de saint Pierre, de pla-ce propre pour mettre un Tombeau d’une aussi grande étendue,elle résolut de faite rebâtit cette Eglise , & elle en posa la pre-mière pierre Fan 15-08. sur les desseins de Bramante.
Michel-Ange ne pouvoit s’accorder avec cet Architecte, dontles maniérés présomptueuses éroient tour-à-fuit opposées aux sien-nes , & Bramante ne pouvoit de son côté souffrir les visites quele Pape rendoit à Michel-Ange, & les bienfaits dont il le com-bloít. C’est pourquoi il arriva dans la fuite , que soit que le Pa-pe eût changé de résolution , ou qu’on eût rendu auprès de faSainteté, de mauvais offices à Michel-Ange, il ne fut plus reçuà la Cous avec la même liberté qui lui avoir été accordée, &l’entrée lui ayant cté brusquement refusée, il quitta Rome & s’enalla à Florence. Il étoit même résolu d’aller trouver SoSiman quile demandait pour faire un Pont de Constantinople à Pera ; maisil en fut détourné par ses amis. Le Pape tâcha en vain, par di-vers Couriers, de le faire revenir, & ne pouvant rien gagner,il lui envoya ordre de le,venir trouver à Boulogne; mais aprèsce quis’étoitpassé, Michel-Ange n’ofantparoître devant le Pape,il fut résolu à Florence qu’on l’enverroit avec la qualité d’Am-bassadeur, asm que le caractère de personne publique , le mît àF abri de la colere du saint Pere, Quand il fi.it aux pieds de fia Sain-teté, elle lui fit un reproche de ce qu’elle avoir été obligée de
'h
B pi)
U
ïl.
A M
-Lili