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rondis, tantôt en lignes sinueuses peu saillantes. Tous leurs bords sont droits, et leursonglets articulaires assez gros.
La dorsale commence bien en avant du milieu du dos, et se termine à une distancede la caudale égalant la largeur du pédicule de la queue. L’anale est beaucoup pluscourte, son étendue égale à peine la moitié de celle de la dorsale; mais ces deux na-geoires se terminent vis-à-vis Tune de l’autre. Elles sont formées de rayons grêles,bifurqués seulement à leur extrémité, et dont les articulations transversales sont très-rapprochées; à leur bord antérieur il y a une série de petits fulcres peu serrés. Lesventrales, qui sont très-petites, sont placées vis-à-vis du bord antérieur de la dorsale.Les pectorales, également petites, ont des rayons proportionnellement grêles. La cau-dale est passablement grande, pour la taille de ce poisson; son insertion est légère-ment oblique , parce que les rayons du lobe inférieur sont insérés à l’extrémitéd’apophyses épineuses qui s’étendent moins en arrière que la base des rayons du lobesupérieur. Tous ces rayons sont proportionnellement plus grêles que dans la plupartdes autres Tetragonolepis; ils sont bifurqués à plusieurs reprises jusque vers le mi-lieu de leur longueur, et articulés de très-près jusque vers leur insertion. Les fulcresqui bordent le lobe supérieur sont assez gros aux points d’insertion des rayons de lanageoire, mais ils vont en diminuant rapidement jusqu’à son extrémité; ceux qui s’é-tendent le long du lobe inférieur sont très-petits dès la base de la nageoire.
XI. Tetragonolepis Bouei Agass.
Yol. 2 . Tab. 22 , fig. i.
Cette espèce n’est point encore suffisamment connue; le meilleur exemplaire quej’en aie vu, et qui est l’original de ma figure, se trouvait, il y a quelques années, dansla collection de la Société Géologique de France , où je l’ai décrit et fait dessiner eni83a. Ayant dès lors découvert plusieurs espèces de Tetragonolepis 3 avec lesquellesil devenait necessaire de le comparer, j’ai cherché à le retrouver lors de mon dernierséjour à Paris en 1 835 ; mais c’est en vain que j’ai parcouru pour cela toute la collec-tion, aidé de M. Dry-Dupré, agent de la Société. Je suis donc obligé maintenant de meborner à signaler cette espèce à l’attention des naturalistes, en ajoutant que le carac-tère le plus frappant que j’y ai remarqué consiste dans l’uniformité de grandeur desécailles depuis le dos jusqu’au ventre; d’ailleurs, ces écailles sont visibles par leurface interne, et l’on remarque à leur bord supérieur un large onglet articulaire.
Cet exemplaire provient des Schistes bitumineux de Seefeld en Tyrol, que je croispouvoir rapporter au Lias, à cause de la grande analogie de tous les poissons qui s’ytrouvent avec ceux du Lias d’autres contrées, et à cause de l’identité de l’un d’en-