B ES BEST ES. 4s;avons une amc spirituelle , puisque nous expé-rimentons que ce nous, qui lent dans toutes lesdiverses parties du corps , est un^ nous entière-ment indivisible ; & que le même nous quivoit, est austì le même nous qui touche , ou quientend.
XCir. Mats elles ne prouvent rien à l'è-gard des connoijfances sensibles.
Mais à l’égard des connoissances sensibles, iln’en est pas de même : comme il n’y a là au-cune réflexion , par laquelle l'animal puisse sedire à lui-même , je voi, je couche , je sens ;aussi il n est nullement nécessaire que ce princi-pe qui le fait ainsi voir & sentir , soit indivisi-ble ; il peut être répandu partout le corps , Scmême il peut quelquefois se diviser, lorsquel’on coupe l’Animal en pièces , de même façonque le principe qui donne la vie aux Plantesse peut partager, lorsqu’on arrache un rejettond’un Arbre , Sc qu’on le transplante.
XCV. Les perceptions sensibles peuventêtre fans liberté & fans raison.
Davantage, il est vrai que cette réflexion in-divisible que nous faisons fur nos pensées spiri-tuelles par ces pensées mêmes , est quelquechose de si relevé & de si au-dessus de la portéedes corps , qu’il n’est pas possible d’imaginerune substance matérielle , pour subtile & pourpénétrante quelle soit, qui puisse en venir là.Il est encore trés-véritable, que ces pensées nepeuvent pvoceder que d’une substance , qui soitaussi pourvue dc la faculté de raisonner, de dé-
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