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cet anneau , ne sont pas visibles, i qu’un tiers de plus qu’une ser-
Le sieur Lafontaine a appli-qué le. même principe à desporte-feuilles, en employantpour les fermer le rapport d’uncercle mobile avec un pointo-hoisi sur un cadran, dans l’in-térieur duquel il tourne : lecercle est immobile pour touteautre personne que celle qui ale secret de l'ouverture. Cette
rure ordinaire.
Nous avons bien indiqué lesdifférentes serrures du sieurGeorget, annoncées en 1777;mais nous n’avons rien dit dumoyen dès fausses entrées em-ployé par cet artiste. Pour faireentendre l’imitation qu’en afaite le sieur Fautrel, nous al-ons emprunter les expressions
commode. {Journal de la Blan
cherie, 1785, p i 52 . )
E11 1785, M. Fautrel, maîtreserrurier, a inventé une ser-rure de sûreté, qui joint à unegrande solidité des moyens de
« La serrure du sieur Georgetest entièrement rouverte onmasquée , et ne présente à l’ex-térieur qu’une ouverture rec-tangulaire suffisante pour lais-ser passer le panneton de la clef,
défense, formant autant d’obs- qui n’a pas beaucoup de hau-tacles insurmontables. Trois, teui 1 , dans une direction per-fausses entrées, imitées de celle 1 pendiculaire à la tige de cette
des serrures de M. Georget, ser-vent à dérouter quiconque vou-drait prendre la moindre idéede la forme et de la grosseurdu panneton. Plusieurs dia-phragmes sont pratiqués entreles différentes entrées. Ces dia-
clef ; la clefétantentrée deceltemanière, n’est pas pour celadans la serrure. Il faut aprèsla remettre dans la position or-dinaire , et au lieu de la pous-ser jusqu’à ce qu’011 sente de laj résistance, 11e la faire passer
phragines sont découpés de ma-1 que jusqu'à une certaine pro-nière que la clef eu remplit! fondeur où elle puisse passerexactement tontes les parties j par-dessus un obstacle, et tmir-évuidées. Ces découpures 11e 11er de manière à répondresont pas vis-à-vis les fausses ou-' exactement à la véritable eu-vertures, mais à-peu-près euretour d'équerre.
La serrure est de plus arméed’une bascule, dans le genredes foyaux, qui fait mouvoiren même-temps de droite, et degauche, par la seule impulsionde la clef,deux verroux placéshorizontalement pour embras-ser la porte avec plus de forceet de sûreté. Cette serrure estsusceptible d’être exécutée engrand ou en petit, et ne coûte
trée.
En 1792, M. Koch, serru-rier - mécanicien , s’est aussidistingué par l’invention dequelques serrures appliquées àla fermeture des archives na-tionales, de la trésorerie, etde la caisse de l’extraordinaire.L'avantage de ces serrures àdoubles broches et garniturestournantes, est do lutter, nonde. force, mais de ruse avec laclef, et de ne laisser aucun es-