P U E L I M I N A I II E. 9
gions , tontes en contradiction les unes avec les autres, quel’étude de la morale elle-même, la plus simple à la vérité, puis-qu’elle ne porte que sur un seul axiome, mais la plus difficile àmettre en pratique, parce que la plupart des hommes sont in-justes et médians.
Ces réflexions, qui se présentent comme involontairement anous, ne sont peut-être pas autant hors du sujet qu’on pour-rit le croire, puisqu’elles tendent à nous rappeler que, danstous les tems et dans tous les lieux, l’homme, lassé de tout,dégoûté de tout, ne se lasse, ne se dégoûte jamais de la na-ture.
Le simple cultivateur lui-même , au milieu, de ses utilestravaux, éprouve, peut-être sans s’en douter, des plaisirs au-dessus de tout, puisqu’ils sont ceux de la nature, lorsqu’il voitcroître et fleurir ses plantes, lorsqu’il les suit depuis leur nais-sance jusqu’à leur entier développement : et qu’on ne dise pasque c’est l’intérêt qui le dirige toujours.
Les rapports de ces végétaux avec l’air, avec les variationsdu ciel et celles des saisons, et sur-tout avec l’astre brillant quiréglé leur marche, en le tenant dans de continuelles observa-tions, associent, en quelque sorte, les jouissances de l’esprit àcelles qu’il obtient d’une santé robuste et de l’habitude de vivreau milieu de la nature.
Il existe donc un attrait puissant qui attire tous les hommes