LES ORIGINES. 109
en se décomposant, et qui doivent procéderd’opérations chimiques sur notre globe.
179. Voici donc enfin la conclusion gé-nérale «le tout ce qui a précédé. ■— 1. Il sepasse des opérations chimiques dans le soleilet les étoiles, connue sur la terre. — 2. Au-cune opération chimique ne peut avoir lieusans liquidité ,* ni la liquidité sans jeu ; ni lejeu sans la lumière. — 3 . Dès que la liquiditéest ainsi produite, ces opérations commen-cent. — 4. 11 a donc existé une époque , oùla lumière inauquoit à Y Univers : mais dèsque cette substance lut jointe, dans lesgrands corps , aux autres substances dont ilssc trouvoient respectivement composés >toutes les opérations chimiques dont nousvoyons les monuments passés , et les ejfetsqui continuent, eurent leur commencement.
180. Vous voilà arrivés à un grand résultat,aussi profond dans la nature , <{ue reculé dansle temps : c’est un point où diverses originesembrassant déjà chacune un grand nombrede phénomènes, viennent se réunir en uneorigine majeure, celle de la lumière. C’estdonc là un exemple de ce que Bacon défi—nissoit comme étant la seule métaphysiqueraisonnable : elle ne s’occupe de rien hors de