i7 6 HISTOIRE CIVILE
Minerve croie la Lune de Mars où les travaux recommencent : aussi ctoit-elle la protectrice de l’Industrie & des Arcs, Sc toujours accompagnée deleurs attributs. Elle étoit également la Déesse de la Sagesse & des Combats,parce que les Arts ont besoin & de sagesse pour les perfectionner, Sc d'ha-bileté pour défendre les biens qui font l’effct de l’indusrrie.
Vénus ou la Beauté , merc de l’Amour Sc des Grâces, ctoic la Lune d’Avril,où la Naturefe renouvelle, Sc où la terre fe couvre de verdure Sc de nouvellesgénérations, qui réparent les pertes de l’automne Sc de l’hiver.
Ceres ou la Déesse des moissons, aux cheveux blonds, est la Lune d’Aoíìt,repréíentée avec une faucille Sc des gerbes, pour désigner le tems des moissons.
Diane , Déesse de la Chasse Sc dç la Virginité, étoit la Lune de Novembre,où la terre étant dévêtue, comme on dit dans les campagnes, dépouillée deses fruits, on s’occupe à faire la guerre aux animaux, C’est donc avec raison,que cette Déesse étoit celle de la chasse & de la virginité, qu dç la stérilité,pjailque des le mois où elle préside, la terre ne produit rien, la nature est stérile,Le carquois, l’are& lasièçhç àçedent qyeç raison à lz s-Mille $ç awy charrues,
Vesta , Dceslç du Feu, est la Lune de Dcccmbre, mois où l’on n’a plusd’autre occupation que celle de le garantir du froid Sc des frirnats. Aussi cetteLune s’appelle-t-elle Vejìa , c’est-à-dire lç Feu; §c elle en porte les attributs ;çl)e est en fourrure Sc auprès fl’un brasier.
La physionomie des Déesses n’croíc pas moins fixée par leurs fonctions quetout ('ensemble de leurs attribues ; chacune avoir là beauté propre qu’on nepouvoir changer fans brouiller rout. Junon avoir la noblesse Sc la fierté d’uneSouveraine. Minerve , la sérénité d’une personne occupée de choses grandes &utiles. Vénus , la tête de la personne la plus aimable Sc la plus belle, à la fleurde son âge. Cérès , les grâces champêtres d’une jeune Sc charmante Fermiers,qui supporte le hâle du jour. Diane , le négligé d’une beauté mutine occupéede grandes courses, £L qui n’est pas chargce d’embonpoint. Vejla, Vair d’unemere de famille satisfaite, & qui n’a nul souci que d’êcre au coin de son feu.
W inckelmànn s’en écoit bien apperçu, lui qui dit dans son Histoire del’Arr f i ) : -- La forme de chaque Déesse est tellement uniforme chez tous les» Artistes Grecs, qu’on seroit tenté de croire qu’elle étoit prescrite par quelque-- Loi, telle qu’ils l'onr suivie unanimement. La beauté Sc la forme de Diane ,» de Vénus , de Junon, de Pallas, Scc. sont telles qu’elles conviennent au« caractère de ces Déeisos, Sc qu’elles feroient déplacées dans les autres. «
-■ " - . . T — I 1 ■ - ' ' ■ ' ' ' ... > . - " "
( i ; Page »8z.
Cette