/ ' OE U y R E sDisparaissez, lieux superbes,Où lien ne croît au hasard,
Où l’arbre est l'enfant de l’art,Où le sable , au lieu des herbes,Nous attriste le regard :
Dieux, où la folle industrieArrondit tout au ciseau;
Où rien aux yeux ne varie,
Où tout s’aligne au cordeauDe la froide symétrie ,
Et de l’ennuyeux niveau !
Ici l’auguste nature,
Dans toute sa majesté,
Offre une vive peintureDe la noble liberté.
Sublime et toujours nouvelle ,Sous l’ccil elle s'embellit:
Sa variété révèleUne ressource éternelle,
Que jamais rien ne tarit.
Qu’en ce point l'art est loin d’elleSon clief-u œtivie se décrit :
Mais la beauté naturelleReste au-dessus du récit.
Sous l’épais et haut feuillageDe ce bois qu’ont révéréDe temps, la hache, et l’orage,De rengageante ChéréJe me retrace l’image.
Ah 1 rju au fond de ce bocage,
Son aspect serait charmant !
De beau lieu 1 l’heureux moment: