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DESCRIPTION DES ORGANES.
placent l’une sur l’autre , on conçoit qu’une fois nées , eliesne peuvent plus croître; conséquemment, le Ironc d’un arbredieolylédone est composé d’une multitude d’étuis coniquesqui s’emboîtent l’un sur l’autre : chacune des couches visiblesà l’œil dans la coupe transversale d’un tronc, est elle-mêmecomposée d’un grand nombre de couches ; l’intervalle qui pa-roît à l'œil est dû au repos de la végétation pendant l’hiver.Ces couches annuelles peuvent donc servir à compter l’àge d’untronc de dicotylédone.
28. Pendant la jeunessede la tige , les couches ligneuses quientourent la moëlle reçoivent journellement des molécules nu-tritives qui augmentent leur densité : tant que ce dépôt demolécules a lieu, elles sont à l’état de bois imparfait, et por-tent le nom d 'aubier (alburnum); dès que l’endurcissementest complet , elles prennent le nom de bois ( lignum ) , ou ,comme disent les artisans , de cœur du bois. La différence dubois et de l’aubier est quelquefois très-notable ; ainsi le boisde l'ébène est noir , et son aubier d’un beau blanc. Le boisest toujours plus dur, plus coloré, et placé à l’intérieur dutronc; l’aubier est plus mol, plus pâle , et placé à l’extérieur;le bois n’étant plus susceptible d’accroissement , est une par-tie réellement morte : aussi est-il soumis à la décomposition ,même pendant la vie du reste de la plante; l’aubier résiste àla décomposition pendant la vie : mais lorsque l’arbre est coupé,son tissu , plus mol et plus aqueux , le dispose à se pourrir fa-cilement. Les plantes herbacées sont celles qui meurent avantque leurs couches aient acquis la dureté du bois.
29. L’écarce estorganisée comme le corps ligneux , c’est-à-direqu’elle offre des couches concentriques d’abord imparfaites ,puis parfaites, et un tissu cellulaire; mais ces trois organessont placés en sens inverse ; chaque année il se développe unecouche d’écorce qui naît à la surface intérieure de la coucheprécédente : en sorte que dans le cône d’écorce qui recouvreun tronc, les couches les plus extérieures sont les plus vieilles,et les plus jeunes sont à l’intérieur. L’accroissement continueldu corps ligneux force cependant l’écorce à se distendre , etc’est là ce qui produit les gerçures qu’011 apperçoit à la sur-face. Les couches corticales intérieures cui sont encore jeunes,molles et flexibles, c’est-à-dire analogues à l’aubier, ont reçule nom particulier de liber, parce qu’elles se séparent quel-