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Tome premier.
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108
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icS PRINCIPES DE BOTANIQUE.

* Enfin , si le roulement est incomplet à cause du peu delargeur des feuilles, on dit quelles sont courbées (curvata).

85 . L'accroissement des feuilles suit des loix différentes ,selon la disposition des nervures ; dans les feuilles à nervuressimples, ou dans la plupart des rnonocotylédones, ta largeurest déterminée par le nombre et la distance des nervures , etelle ne peut presque plus saugmenter après la naissance de lafeuille ; cette feuille continue long-temps , au contraire , decroître en longueur, et si lon marque des points placés à dis-tance égale sur toute leur longueur , on observe avec Duhamelque ces feuilles ne croissent que par la base, cesl-à-dire quela partie supérieure est, pour ainsi dire, poussée en lair pavîalongcment de la partie inférieure. Quant aux feuilles à ner-vures rameuses, cest-à-dire à celles de toutes les dicotylé-dones, elles grandissent à-!a fois en longueur et en largeur; ilparoît que dans ces feuilles , la végétation tend , i°. à augmen-ter le tissu cellulaire interposé entre les nervures ; 2°. à étendreles nervures elles-mêmes dans toute" leur longueur. Nousavons vu que la diversité daccroissement de ces organes est lacause des découpures ( 67 ).

86. La durée des feuilles est loin dêtre la même dans dif-férons végétaux ; dans les uns , les feuilles meurent seulementà la même époque que la tige ou la branche qui les porte : cestcc qui arrive dans presque toutes les plantes à tiges annuelles.Parmi les plantes vivaces , les feuilles meurent toujours avantle rameau qui les porte; mais ici on peut distinguer deuxclasses relativement à la durée des feuilles : les unes meurentà une époque déterminée , et restent sur la lige jusquà cequelles soient détruites par parcelles par les intempéries de1 air; les secondes meurent à une époque déterminée, et tom-bent delles-mêmes après leur mort. La première de ces classespoite le nom de feuilles persistantes (persistentia); la seconde,celui de feuilles caduques (caduca).

87. Les feuilles étant dun tissu délicat, et servant de pas-sage à la plus grande partie des sucs des végétaux , leurs or-ganes sont assez promptement obstrués et endurcis ; alors ellesmeurent, et si la tige qui les porte est du même tissu quelles,ces deux organes sont détruits en même temps ; si, au con-traire, la tige persiste au-delà, la feuille morte éprouve unsort différent , selon la manière dont elle est fixée à la lige ;