DESCRIPTION DES ORGANES. ïa3
arrive sur-tout relativement à la coloration dans les bractéestrès-voisines des fleurs , comme on le voit dans l’hortensia.
ic8. Dans les dicotylédones à fleurs en tête ou en ombelle,les feuilles florales tendant toujours à naître sous l’origine desfleurs ou des pédicelles, forment une espèce de verticille oud’anneau plus ou moins serré ou régulier : on a donné à cetassemblage le nom de collerette ou involucre (involucrum)(pl. 8 , f. 2 ; pl. 9, f. 21 ); et dans les ombelles composées , ondonne celui d ’involucelle ou de collerette partielle (involu—cellutu ) à la collerette qui se trouve à la base des ombellespartielles; les feuilles qui entourent les têtes des syngenèses( pl. 8 , f. 8,9 , 10), et qui ont reçu le nom impropre de calicecommun (calix communis ), sont un véritable involucre, etcelles qui entourent chaque fleur de l’échinope, et qu’on anommées calice propre (calix proprius), sont un véritableinvolucelle.
icq. Quoique les mêmes termes pussent très-bien s’appli-quer aux monocotvlédones , on en a créé d’autres; dans cetteclasse , on a donné le nom de spathe ( spatlia ) aune feuille flo-rale ou à un assemblage de feuilles florales qui se trouvent àla base des ombelles, des têtes , des grappes ou des épis ;enfin , dans la famille des graminées, les deux petites feuillesqui se trouvent à la base de chaque épi partiel, et qu’on anommées glume extérieure , bule extérieure ou glume ( glumaexterior) ( pl. g , f. 18, ig ), sont des organes entièreincntana-logues aux spatiies.
ARTICLE III.
De la Fleur en général.
110. Si nous prenons une fleur complette; par exemple, labourrache, nous y distinguerons plusieurs organes Au centreest un petit g’obe surmonté d’un filet, c’est l’organe femelle oule pistil; à l’entour se trouvent cinq petits filets surmontés d’unpetit sac plein de poussière, ce sont les organes mâles ou lesétamines ; en dehors des étamines, nous observons une expan-sion colorée qui leur sert d’enveloppe avant l’épanouissement,c’est la corolle; cette corolle est elle-même revêtue d’uneseconde enveloppe plus ferme, c’est le calice ; enfin, nous ob-servons vers le milieu de la fleur cinq appendices particuliers ,