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NOUVELLE GÊORRAPIIIE UNIVERSELLE.
eu11tires semblables; elle permet aussi aux habitants de l’une et l’autre con-trée d’échanger leurs résidences sans grandes dil'lieullés d’acclimatement.Si le Brésil a pu se peupler de plus de douze millions d’hommes blancs,noirs et de race mêlée, rien n’empêche que le territoire d’Angola ne de-vienne également la patrie de tout un peuple ayant sa cohésion nationaleet ne se composant pas seulement, comme aujourd’hui, de colonies éparsesau milieu de populations hostiles. 11 est vrai que pendant près de troissiècles la traite a fait le vide dans l’Angola pour peupler les plantationsbrésiliennes.
Bans la partie septentrionale de l’Angola , limitée au nord par le Congo ,à l’est par le Kouango, au sud par le Cuanza 1 , le fragment du plateau quidépasse 1000 mètres en altitude n’occupe qu’une moitié de la zone orien-tale : il se compose de gneiss et de micaschistes, dont la surface se déve-loppe en longues croupes et que les ruisseaux entaillent de gorges pro-fondes ; dans l'ensemble, le versant occidental, tourné du coté de l’Atlan tique , offre une pente plus douce que le versant oriental, dont les escarpe-ments plongent vers la vallée du Kouango. Le Cuanza et son puissant affluentle Lu-ealla interrompent les alignements de hauteurs qui se profilent dunord au sud et qui reprennent de l’autre coté de ces cours d’eau. La con-tinuité du haut relief montagneux n’existe (pic dans la partie sud-orientaledu plateau, là où la chaîne bordière du Taila Mangongo sépare les affluentsdu Kouango et du Cuanza dans leur cours supérieur et va rejoindre parde molles ondulations le faîte de partage d’entre Kassaï et Zambèze .
Au sud du Cuanza , trois marches parallèles se succèdent de la mer jus-qu’à la chaîne montagneuse qui forme l’ossature de la contrée en se main-tenant en moyenne à 200 kilomètres de l’océan Atlantique . Des cimes éle-vées dominent les croupes de ce plateau médian, découpé par les rivières enplusieurs chaînons secondaires. Le mont Lovili, sous le douzième degré delatitude, atteint 2370 mètres ; au sud-ouest de ce pic, une autre montagne,l’Elonga, s’élève à 2500 mètres, et quelques sommets presque aussi hautsse dressent eh et là sur les arêtes voisines; dans la chaîne de Djamba onAndrade Corvo, qui forme le rebord oriental du plateau, quelques cônesdéjiassent 2000 mètres. La plupart des saillies du relief s’allongent enchaînes, dominées de pitons on de croupes; cependant quelques sommetsou amba apparaissent complètement isolés, comme des pyramides au milieud’une plaine. Le Hambi (2200 mètres) est un énorme rocher fendu par le