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•lu clergé dans les Philippines n’altoint pas même 1 *2011 personnesLesgrands séminaires des diocèses tonnent le clergé indigène.
l/iiistrnclion _ ' " _ , obligatoire dans les régions policées de l’ar-
chipel, est sons la surveillance des prêtres, ipii ont établi dans presquetous les pneblos des écoles primaires mixtes ou séparées pour les garçonset les fi Iles : Ions les enfants apprennent à lire et à écrire l’espagnol , oudu moins à le copier. Quoique cette langue s’oublie généralement ausortir de l'école, elle devient peu à peu l'idiome policé et. à moins de chan-gements politiques, elle linira certainement par réduire les parlers indi-gènes à la condition de patois. Quelques écoles normales, à Manille et dansles provinces, forment les instituteurs indiens. L'enseignement secondairecomprend deux collèges, dirigés l’un par les Dominicains , l’autre par lesJésuites . Quant à l'université « pontilicale de Sanlo-Tomas », fondée en1645 et toujours confiée à des professeurs ecclésiastiques pendant les deuxsiècles et demi de son existence, elle est surtout une école de théologie :cependant elle donne aussi des cours de science et de médecine etdiplôme des officiers de santé, des pharmaciens et des sages-femmes,ha censure défend l’importation de la plupart des ouvrages scientifiqueset littéraires de l'étranger : encore en l’année 188^, les ouvrages de Ber nardin de Saint-Pierre , Paul et Virginie et la Chaumière indienne, ontété spécialement défendus. Les huit ou dix journaux espagnols et lejournal lagal sont également soumis à la censure ecclésiastique. Fn1682, le nombre des Philippins abonnés aux journaux était seulementde 5500 1 2 3 .
Le noyau de l’armée philippine se compose d’environ 1450 « Péninsu-laires », formant un régiment d’artillerie : à elle seule, cette petite troupeconstitue le cinquième de l’armée, qui comprend en outre près de 6000 in-digènes. Proportionnellement à leur étendue et à leur population, lesPhilippines n’ont donc pas une force armée plus considérable que l’Insu-I i il de néerlandaise, et leurs garnisons sont très inférieures à celles de laFrance auTonkiir’; au point de vue militaire, l’archipel espagnol ne sauraitse comparer à l’empire du Japon, son plus proche voisin du nord : encas de guerre, le péril serait [tour la puissance européenne. Le recrute-ment des corps indigènes se fait par voie de tirage au sort et le servicedure huit années; le remplacement est autorisé, et, grâce à l’état généralde paix, le « prix » d’un homme est peu élevé, de 200 à 250 francs dans
1 Patiicio de la Eseosura, Mcmoria sobre Filipinas tj Jolû.
* Fr. Jav. de Moya y Jimenez, Las islas Filipinas en 188'J.
3 Monlano, ouvrage cité.
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