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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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modernes ont vantée daprès lui , moyen quiconsiste à placer sur un figuier qui ne produitpas de figues-fleurs, quelques-unes de celles-ci ,ou des figues sauvages. Des insectes du genrecynips de Fabricius (diplolepe de Geoffroy )qui sont nés ou qui se sont introduits dans cesdernières, entrent dans les premières, pour ydéposer leurs œufs , et en fécondent par cemoyen toutes les graines.

Voici ce quen dit notre collègue Olivier,dans son voyage au Levant, fort estimé par lajustesse des observations quil renferme.

« Cette opération dont quelques auteurs an-ciens et quelques modernes parlent avec admi-ration ne ma paru autre chose , dans un longséjour que jai fait aux îles de lArchipel , quuntribut que lhomme payoit à lignorance et auxpréjugés. En effet, dans beaucoup de contréesdu Levant, on ne connoit point la caprification ;on ne sen sert point en France , en Italie et enEspagne , on la néglige depuis peu , dans quel-ques îles de lArchipel on la pratiquoit au-trefois, et cependant on obtient par-tout desfigues très-bonnes à manger >3. (A. B.)

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(146) Il faut encore observer ici , quoique jelai déjà fait deux ou trois fois dans les notesprécédentes , que les arbres les plus ancienne-ment et les plus généralement cultivés , sontceux qui fournissent le plus de variétés ; orlolivier ( olea Europœa) est dans ce cas. AussiOlivier de Serres en cite seize , et aujourdhuion en connoit vingt-une , qui sont:

Lolivier de Grasse . Le radounan de Coti-

à larges feuilles.Laraban.

Le cailloune.

Le callas, ou ribiés.Le figanière , oucaillet rouge.

Le caillet blanc.

Le raymet.

Le caillet roux.

Le bouteillan.

Le ribiés vrai.

Le pruneau de Coti-gnac

gnac.

Le pardiguière de Coti-gnac.

Le cayon.

Lespagnol .

Lolivier à fruitsnoirs et doux.

à fruits blancs etdoux.

de Salon.

Le cayanne de Mar­ seille , ou aglandau.

Le rouget de Marseille .Sans compter les nombreuses variétés qui

Théâtre d Agricidlure , Tome II.

doivent se trouver en Italie , en Espagne , dansles îles de lArchipel , dans la Grèce , lAsie-Mineure, la côte de Barbarie et dans lAmé­ rique ; je dis dans lAmérique , parce que jesais que lolivier quon a transporté dans le Chilisy est amélioré au point de produire des fruitsgros comme des œufs de pigeons.

On peut multiplier lolivier par semences,par plant enraciné , par marcottes , par racines ,et par boutures : rarement ou le fait de la pre-mière manière, à raison de sa longueur , et onpréfère la dernière comme plus commode : onattend que les pieds aient pris une certaine force,comme le dit Olivier de Serres , pour les enle-ver de la pépinière , et les mettre en place. Lafacilité de se reproduire, dont jouit cet arbre , estsi grande , quon dit quil est immortel ; et, eneffet, il est très-rare que son tronc périsse natu-rellement, et lorsque cela arrive , ou quon lecoupe, il repousse toujours du pied. De même,quand on larrache , il suffît quon laisse en terrela plus petite fibrille pour quelle donne nais-sance à un nouvel arbre , de sorte quil faut plu-sieurs années de soins pour pouvoir détruire sesrejettons dans un terrein il y en a eu.

On peut greffer lolivier sur lui-même , ainsique le dit Olivier de Serres , mais on le fait ra-rement, puisquil suffit de mettre une brancheen terre pour en avoir de franc, comme je viensde le dire.

Il est difficile de deviner d est venu lopi-nion que lolivier ne pouvoit croître au voisinagedu chêne , car il y a trop de dissemblance entreces deux arbres pour supposer quils puissent senuire réciproquement,en senlevantleursmoyensde subsistance. Il est probable que cest un de cespréjugés dont on ne peut se rendre compte, etmême dont il est inutile de rechercher lorigine.

Il est des lieux on ne taille pas lolivier,cest-à-dire 011 se contente de le débarrasserdes branches mortes ; mais, en France , on las-sujétit presque par-tout à cette opération. Oli­ vier de Serres nen disant quun mot, il est bonde suppléer à son silence par quelques dévelop-pemens.

On est divisé sur la question de savoir si ondevoit tailler les oliviers tous les ans , ou tousles deux ans , ou moins souvent encore. Il pa-

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