faire un fil de lin qui ressemble en blancheur,en finesse et en adhérence , au fil de coton.Pour cet effet, on met un peu d’eau de merdans un chaudron de fer ou de cuivre nonétamé; un mélange de parties égales de cendresde hêtre et de chaux vive, est jeté dedans ; unpetit paquet de lin est étalé au-dessus de lacoucheet couvert d’une couche plus épaisse dumélange, employée précédemment ; on placeensuite un autre paquet de lin, et ainsi de suitejusqu’à ce que le vaisseau soit assez plein. Alorson fait bouillir le tout dans de l’eau de merpendant dix heures, en ajoutant de l’eau à me-sure qu’elle s’épuise par l’évaporation. Le linainsi bouilli est rincé dans la mer par petitesparties pendant qu’il est encore chaud. A ceteffet on le met dans un panier, et on le remueavec un petitbâton poli. Sitôt qu’il est assez re-froidi on le presse, et on le frotteavec les mainsdans de l’eau de savon ; ensuite on le laisseexposé à l’air en l’humectant et le retournanttous les jours. En le passant plusieurs fois ausavon on en accélère le blanchissage. Le lindoit être encore battu et soigneusement lavé.Quand il est sec, il faut le travailler et le carderde la même manière que le coton ordinaire,et le presser entre deux planches pendantheures. Il se trouve alors propre à être mis euœuvre. Dms ce procédé, le lin perd à peu prèsmoitié do son poids ; perte amplement com-
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