des jardins. 8L»
Si elles étoient arbitraires , il seroitbien plus commode aúx Artistes, qui ontpour but limitation de la Nature, de selaisser guider par leur imagination, des’abandonner à tout ce qu’elle leur suggé-ré : mais ils savent trop bien que, sans uneétude constamment suivie de ce beaumodale, il n’est point pour eux de suc-cès à esperer. S’il en est quelqu’un quile dédaigne, ou qui manquant de goût,se livre avec trop d’excès à ce qu’on ap-pelle le genre de caprice, il pourra, àla faveur d’un moment de mode, ob-tenir peut-être un succès austì passagerqu’elle; mais le peu de cas qu o n ferabientôt de ses médiocres productions, netardera pas à le désabuser & à le faireApercevoir de sa méprise. Celui, aucontraire , que la gloire aiguillonne ,c ctui qui aspire à la célébrité, sans cesseaux pieds de la Nature, la contemple,1 interroge, Pexamine avec curiosité, ilJa fuit pas-a-pas, & n’est content de lui-