DU LU MME, OU PETIT PLONGEON. 2*7
à gorge rouge venu de Sibérie , et donné sous cetle indicationdans les planches enluminées, n°. 3 08, est exactement le mêmeque relui de la planche 97 d’Edwards , que ce naturaliste donnecomme la femelle du liimme, d’après le-témoignage non suspectde son correspondant, M. ïsliam, bon observateur, qui lui avoitrapporté l'un et l’autre de Groenland .
Dans la saison que les lummes passent sur les cotes de Nor-wége, leui’s dilférens cris servent aux habitansde présage poul-ie beau temps ou les pluies; c’est apparemment par cette raisonqu’ils épargnent la vie de cet oiseau, et qu’ils n’aiment pas mêmeà le trouver pris dans leurs filets.
Linnæus distingue dans cette espèce une variété, et dit, avecWo rmius, que le lumme niche à plat sur le rivage, au bordmême de l’eau ; sur quoi M. Anderson semble n’être pas d’accordavec lui-même \ Au reste, le lumb du Spitzberg de Martens pa-roif, suivant l'observation de M. Ray , être différent des lummesdu Groenland et d’Islande , puisqu'il a le bec crochu , quoiqued’ailleurs son affection pour ses petits,la manière dont il les con-duit à la mer en les défendant de l’oiseau de proie, lui donnentbeaucoup de rapports avec ces oiseaux par les habitudes natu-relles; et quant aux loms du navigateur Barenlz, rien n’empê-cbe qu’on ne les regarde comme les mêmes oiseaux que noslummes, qui peuvent bien en effet fréquenter la Nouvelle-Zemble .
1 Tome I er . de son Histoire naturelle d’Islande et de Groenland , page 93, ildit que ie lumme niche sur les rires désertes au bord de l'eau , tellement qu'ilpeut rentrer immédiatement de la mer dans son nid, et même boire restantassis sur ses œufs. Tome II, page 5 î , il prétend que les lummes font leursnids sur les hauts rochers , et sur de petits morceaux saillans du roc . Cettecontrariété ne peut se concilier qn’cn disant que ces oiseaux savent placer leur*nids suivant que la côte leur offre pour cela une grève plate ou des bords es-«carpes*