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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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ILES EOLIENNES .

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jamais je ne croirai que les voluptueuxde Rome accourussent en foule à cesbains.

Vulcanello, et par conséquent Vul­ cano , car ces deux îles sont réunies,ne sont quà dix-huit cents toises deLiparia( PI. 955 . Leur origine est tout-à fait indépendante, puisquau rapportde Pline,liv. II, cliap. g, lapparitionde Vulcanello ne remonte quà lan55o, a. u. c., tandis que Thucycide, ouiécrivait deux cents ans avant, parledes phénomènes de Vulcano , qui plustard ont été observés par Aristote etpar Strabon .

La cime escarpée de Vulcanello estterminée par un cratère, dont la cir-conférence supérieure est de deux centcinquante toises, et le fond desoixanteà quatre vingts pieds. Quoiquil ne soitpas éteint, il se remplit chaque jour,et finira par se combler. L'adhésionde Vulcano et de Vulcanello date seu-lement de i55o; cest le résultat duneéruption dont les éjections remplirentpresquentièrement lintervalle qui sé-parait ces îles, et forma en les joignantles deux ports : porto di Levante, etporto di Ponente. Ces îles ontensemblevingt milles de circonférence. On pré-tend que Vulcano est la Jera des Grecs,la Sacra des Latins. Les feux qui y brû-lent encore lui ont sans doute méritécette consécration à Vulcain , dontVirgile a si bien profiLé au huitièmelivre de son Enéide .

Insula Sicanium juxtà latus ÆoliamqueErigitur Liparen, fumantibus ardua saxis ;Quam subter specus et Cyclopum excsa caminisAntra Ætnæa tonaiit, validique incudibus ictusAuditi référant gemitum , striduntque c.ivernisStrieturæ chalybum , et fovnacibus ignis auhelat:Yulcani domus et Vulcania nominc tcllus.

b

Du. sein de cette mer sur leurs rocs éparsLes îles dEolie appellent les regards ,

Auprès de Liparis, et non loin de Sicile ,

Londe jusques aux deux voit s'élever une île

N.

Qui toujours noircit lair de son sommet fumant;Dans ses flancs embrasés tonnent incessammentEt les pesa ns marteaux et la bruyante enclume:, sans cesse irritant le feu qui le consume,

Des soufflets haletans le vent chassé rugit;

De coups moins redoublés lEtna tremblant mugit;Et lair, londe et les feux, exercés à toute heure,Fatiguent de leur bruit la bruyante demeure:Palais du noir Vulcain, cette île en a le nom.

Trad. de Deulle.

La curiosité la plus intéressante deVulcano est la grotte qui se trouve àun mille du port di Levante. On y par-vient par un étroit passage dont laccèsest rendu assez difficile par une grandequantité de vapeurs volcaniques, dau-tant plus incommodes, quon est obligéde se baisser : aussi ne peut-on pasparvenir au fond dune baleine, etbientôt on est forcé de revenir sur sespas pour respirer lair extérieur. Aufond de la grotte dont les parois sontrecouvertes de muriale , dammoniacet de sulfate dalumine, est un petitlac deau chaude dans un état débulli-tion continue, quoique la températurene sélève pas à plus de y5 degrés. Lesbulles de gaz carbonique qui séchap-pent du fond sont regardées avec rai-son comme la cause de ce phénomène,qui est accompagné dun bruit confus ,produit par la ruption des bulles àleur arrivée sur leau : on la dit efiicacedans plusieurs maladies.

Vulcano a deux cratères principaux ;lun, peu digne dobservation, se trouvedans la région moyenne de lîle ; lautreoccupe le point le plus élevé : aprèscelui de lEtna , cest le plus vastequon puisse voir. Sa forme ovale atrois cent cinquante toises dans sonplus grand diamètre. Des fumées sé-lèvent du fond de distance en distance,sans pourtant empêcher quon ne puissey descendre par une pente douce pro-duite par léboulement dune porLiondes orles. Arrivé au fond, on trouvele sol dune chaleur si forte, quon a