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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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3 cS Traité de la Noble fie ,

de armorum mìlìtarium myfieriis , & Joseph M iehéli ìrt thefìmro militarì fol. 47. fontsous la régie que piofestent les Dominicains, 8 c font vœu de .combattre les Héré-tiques.

Autre Chevalerie apellée du Rosaire, fondée à Tolède par lArchevêque Ro-deric pour combattre les Mores, elle est fous la régie & constitutions de saint Do-minique. Sa devise est Limage de Notre-Dame , & sa Croix est partie de blanc &de noir. André Favin en parle.

Charlcs-Quint Empereur fut auteur en 1 53 5. de la milice de Bourgogne : Cefut à ion retour dAfrique il subjtiga le Royaume de Tunes ; le colier de l'Or-dre est dor, d' pend le sautoir de couleur rouge de Bourgogne , symbole deSaint André. Mennenius en fait la description.

Les Auteurs Espagnols ajoutent des Ordres qui font aux Indes, comme celui deTenclides ou Limensis , pour garder les frontières à Lima, & quon apelle atiffilAuriculaire , celui de Nengor ou Nengori au Japon.

E'Ordre de Montjoye en Jérusalem , a paru en Espagne contre les Infidèles, demême quau Levant.

C H A P I T R E C X I.

Des Chevaliers de l'Accollade , m de lAccollée.

Lib.io. cap

L b. 1. c. 1

Id.

M. du Can-ge , disser-tation zz.fur l'hiiloi-re de Ju.n-vilie.

I PoMf. Ril-ehiits de i/i-Çghib.-s &.Ai. j.

O N sçait que la Chevalerie est une qualité dhonneur-, que les Rois donnent àceux quils veulent élever par-deíïus les autres , mais la plus ancienne Che-valerie, 8 c qui sc confère par tous les Princes Chrétiens, est celle de lAccoladeou lAccollée. Elle est ainíì appellée , parce quelle se confère avec des baisers 8 cdes accollades, 8 c autres carestes. D vient que les embraiìemens que le Princeiàit au Chevalier, le font réputer son Favori , Sc quii est appelle son Collatéral,comme sorti de son côté.

Cette marque de faveur 8 c de bienveillance est )ì ancienne , que Grégoire deTours a écrit que nos Rois de la première race donnant le baudrier & laceinturedorée baisoient les Chevaliers à la joue gauche , & proféroient ces paroles : Aunom d u Père, 8 c du Fils , 8 c du Saint Esprit, &c.

La coutume de faire des Chevaliers cn les frapant doucement dépée & 'de glaiveavec des caresses, est décrite par Jean de Sarisbury in Policratie , en parlant des an-ciens Norman s.

Thomas Smith remarque pareillement comme le Prince faisoit un Chevalier deT Accollée , en le frapant doucement de son épée. Ce qui se pratiquoit peut-être àl'exemple des Escla^s , ausquels on donnoit la liberté chez les Romains après quele Préteur les avoir Lapés dune baguette nommée VinàìBa.

Ce fut de la sorte que Guillaume le Conquérant Roi d'Angleterre conféra laChevalerie à Henri son fils âge de dix-neuf ans , avec des armes, au récit de Guil-laume de iVRlmesbury.

C'est pour cette raison que le Chevalier dAccollade est austì dit Chevalier char-mes , étant apcllé Asiles , parce quil entroit dans la profession de la guerre ; lépée,le haubert , le heaume , & toutes les autres armes dont il étoit revêtu , en étant lessymboles.

Le colier a austì été la marque la plus br illante de la Chevalerie , ainfi que les épe-rons dorés que le Chevalier portoit , à la différence de l'Ecuyer qui les avoir decouleur blanche & argentée,selon un Registre du Duché de Guyenne enlan 1 2,73.qui est à la Chambre des Comptes.

Cela