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Chapitre I. j
gnisie Maître ; c’est-à-dire , Maître d’un Fief, & selon cette maniéré de parler, ondit , dans la Province de Normandie , ou par raillerie , ou par mépris, c’est unbeau here, tiré lans doute du Latin , ou du Grec if c;, dont se fervent les PoètesComiques Plante &c latence , voulant faire entendre que Herus est un Maître ouSeigneur d'où vient le mot de Héros , que Morel dit lignifier un homme vertueuxpar excellence.
Ce ne íéioit pas fans raison qu’on pourroit tirer le mot Ban François , de cet au- siennes Nitre mot , Ban Alleman qui lignifie un champ ; car selon Ni co d Fetidum & rctro-Fcudttm latinisés viennent de Fdd Alleman , qui signifie un champ. Auist le Fiefest un Territoire , Marcheou Contrée alïignée & baillée par investiture au Gendar-me ou Soldat, à la charge du devoir & service d’Armée, Foi,Hommage & reconnois-íance de sujétion envers celui qui a droit d’en faire l’investiturc.
II faut ajouter à cela que le vieux mot Alleman , Ban , signifie pareillement con-vocation ; mais comme les banni ssemens se fuioient anciennement à son de Trompe ,il signifie austì proscription. Voisins veut qu’il ait eu cette dernière signification ,parce qu’on punissoit de l’Exil ceux qui étant convoqués par Edit public , ne com- p ftril fparoilïoient point, & qu’il ait encore signifié amende pécuniaire. En effet il se prend Pithou Hh.íbuventren cette signification d’amende dans les Loix des Lombards , comme a ob- r. ad ver -fervé Pithou. satioram c»
Le Ban signifie donc proscription , d’où viennent ces mots de Bannir, Ban, 20,Bannissement, Fourbannits, qu’on apelle Bandits en Italie. Ce mot se trouve sou-vent dans Yves de Chartres, Mathieu Paris, Pierre des Vignes, Beka , & autres.
Le mot de Ban est une ancienne diction , dont nos Anciens fe fer voient pour si-gnifier une chose qui étoit rendue publique.
Pour le même sujet l’on sait dans les Places publiques les ajournemens personnels,que nous apcllons à Ban & cri public : l’Exil est expliqué par ce terme de Ban , &de Bannissement, & on dit rapel de Ban ou de Galères, lors que dans Tannée dela condamnation Ton obtient cette grâce.
Nos Rois qui dressaient leurs camps de leurs bénéficiers ou Vassaux , avoient ac-coutumé de les faire bannir ; c'est-à-dire proclamer : les Feudataires de l’Empire ,qui sont réfractaires, ou désobéissans aux Décréts des Empereurs, sont mis au Bande T Empire.
Bannir signifie encore prohiber ou empêcher, ainsi qu’il fut interprété au Parle-ment, lors du plaidoiéfait pour le Moulin du Chapitre de S. Marcel à Paris, que lesChanoines maintenoient être Bannal, qui est un droit Seigneurial, d’où vient qu’ondit Four ou Moulin à Ban , Pressoir , Four ou Moulin Bannal, le Taureau Ban-nal; c’est-à-dire public, & dont fe servent tous les Vassaux d’un Fief, & c’est ce qu’onapelle droit de Bannalité.
De Ban viennent ces mots, Bans pour proclamations publiques des Mariages & Estiennédes Ordres de TEglise, Bannies d’héritages, lors qu’on les proclame pour faire des PasquierEnchères, abandonner & banon, dont il est parlé dans les Recherches de Pasquier, Avocatgé»dans Voisins, f dans le Glossaire de Spelmanus, dans Pithou & autres Auteurs. R^en* la
Bannttm signifie même une Justice ou Assise , comme il se void dans deux Char- chambretes des Comtes de Champagne * & Brie. La première donnée à Sezanne Tan 1187. des Comp-est de Bernard Abbé de saint Eugende & de saint Claude en la Franche-Comté, qui tes l. z. cireconnoît avoir quitté à Henri Comte Palatin deTroyes , Bannnm & justitiam 1 S-t-S.cap.de Sarmoise ; l’autre datée du mois de Juillet 17,06. est de Louis Abbé de saint Viton 3 °*de Verdun, maintenant apslle de saint Vanne, qui associe Blanche Comtesse de ^ 'Troyes ad medìetatem Banni jujliti* afjijia , vilU qti& dicitttr Callida
* Cartulaire des Comtes de Champagne.
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