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cela, & elle, désendoient de recevoir finance à l’avenir des personnes qui peuventservir à l’Armée ; & quant aux autres qui par vieillesse, ou par maladie , ou pourcause raisonnable , & fans fraude ne pouvoient porter les armes ni aller à l’Armée ,l’on recevroit leur finance.
Les Ducs de Bretagne , de Bourgogne &r autres Vassaux de la Couronne , re-çurent auífi ordre de sc'trouyer à l’Armée, par Lettres du 8. Août en la mcmeannée 1302.
Le Roi Philippe adresse pareillement une instruction aux Nobles, qui contientque ceux qui avoient cinquante livres tournois de revenu en terre par an, & qui dé-lireraient être dispensés d’aller à l’Armée, paieraient la moitié du revenu de leursterres pour un an. Que ceux qui avoient 500 livres de revenu en terre ou plus, &qui voudraient financer pour être dispensés de l’Armée , se roi en t reçus à financer lequint. Que les personnes Nobles, veuves ou impuissans de servir, qtii avoient cin-quante livres de revenu en terre ne paieraient q u'une fois. Que les Nobles qui vou-draient être dispensés de l’Armée, & qui auraient vingt livres de revenu en terre paran , ou plus jufqu’à cent livres, paieraient pour finance le dixième de la valeur deleur terre par an. Que ceux qui auraient cinquante livres vaillant en meubles ou plusjusqu’à 500 livres & qui voudraient se dispenser de servir à l’Armée , paieraientle cinquième de la valeur de leurs meubles
Je raporterai encore des Lettres du Roi dattées de Paris le jour de la Fête SaintLuc i ; or. écrites au Bailli de Mascon , qui portent que les Nobles qui avoientquarante livres ou plus en revenu, & les Ignobles qui avoient 300 livres en meublesou la valeur de 500 livres, tant en meubles qu’en héritages, eussent à servir au Ban& Arriéreban. Et par autres Lettres données à Paris le Vendredi après l’Octavedela Toussaints, le Roi ordonne que tous les Nobles qui avoient quarante livres ouplus en revenu de terre, & les Ignobles ayant zoo livres en meubles ou la valeur dezoo livres en meubles & héritages, le tout fait avec estimation légitime, feraient te-nus de payer la contribution.
U y a un Rôle de plusieurs personnes qui avoient contribué pour l’Armée duRoi, convoquée par Ban & Arriéreban ; & entr’autres Nicolas Lantier paya centfols , Laurens Hoiiel, André de Courcelles, Jacques de Bruníay , Michel duFresne payèrent chacun cent livres, & M. Michel de Liques paya cinq cens livres.
Le même Roi écrivit l’an rzoz. à Geoffroy de Guigny , à Thibaut de Sully ,.à Thomas de Cabriol, à Olivier de la Chapelle, à Raoul de Coequen , à Guil-laume de la Marche, à Raoul le Vicomte pour payer chacun cent livres pour lauSubvention du Ban.
Enfin par ce Ban & Arriéreban les Nobles qui vouloient se dispenser d’aller à l’Ar-mée , étoient obligés de financer à proportion de leur revenu. Cela s’observoit aussienvers les personnes veuves & inhabiles à servir. Cependant par Lettres du Roi,écrites au Bailli d'Orléans , à Toulouse le 20. Janvier 1303. il est ordonné queceux qui avoient 500 livres de revenu en terre dans ce Royaume, aideraientd’un Gentil-homme bien armé & monté d’un cheval de la valeur de cinquante livrestournois, & couvert de couverture de fer ou de couverture pourpointe : Que ceuxqui auraient plus de 500 livres de revenu en terre , & jusqu’à mille livresfour-niraient deux hommes d'armes, armés & montés comme ci-dessus ; & quant aux .non Nobles du nombre de cent feux , ils dévoient fournir six hommes armés, & ceuxqui n’y vouloient pas satisfaire étoient contraints de payer la subvention qui étoitde cent livres pour chacun de ceux qui avoient 500 livres de rente en terre.
J’ai vû une Lettre écrite par le Roi Philippes le Bel, au Bailli de Rouen datéede Neuchâtel le 2;. Mars 1303. qui porte qu’ayant eu dessein qu’on levât en vertu