ASTRONOMIQUES. 487
de nouveau, à mesure que la Planète s’éloignera du pointA •> mais elle fera continuellement moindre que la vitessemoyenne, jusqu’au point E qui est la commune sectiondu cercle Ôc del’Ellipse. Ainsi ce n’est qu’à ce point E quela vitesse angulaire de la Planète peut devenir égale à lavitesse moyenne , ce qui se peut démontrer en cettemaniéré.... Lorsque la Planète est arrivée au point E deson orbite, soit supposé le corps céleste qui parcourt lacirconférence du cercle avec une vitesse égale au moyenmouvement de la Planète, au point m de cette circonfé-rence : soient aussi les aires n 6 E ôc lSm décrites autourdu point S dans le plus petit instant : ces aires étant éga-les , on aura h Ex ES—ImxSm ; c’est pourquoi com-me les lignes S m ôc ES font égales, Parc Eh— Im , 6cpartant l’angle nSE fera égal à sangle ISm, c’est-à-dire,la vitesse, angulaire de la Planète au point E sera égale à lavitesse moyenne : on voit aussi qu’à mesure que la Planètes’approchera du périhélie , fa vitesse surpassera de plus enplus la vitesse moyenne , ôc que par conséquent son mou-vement doit s’accélerer chaque jour, puisque sa distanceau Soleil diminue continuellement ; qu’ensin cette vi-tesse sera la plus grande qu’il est possible au point B, quiest le lieu de son Périhélie ; car c’est dans ce point que 1&Planète est le plus près du Soleil.
Mais la Planète s’avançant au-delà du Périhélie , ôcmontant vers son Aphélie, il est clair qu’elle doit laisserderriere elle le corps céleste qui parcourt la circonférencedu cercle avec une vitesse égale à son moyen mouvement ;ôc quoique la vitesse de la Planète diminue peu à peu cha-que jour à mesure qu’elle s’éloigne du Soleil, elle surpasse-ra néantmoins la vitesse moyenne, jusqu’à ce qu’elle soitparvenue à sintersectiontFoù elle deviendra pour lors éga-le à celle du corps céleste qui parcourt la circonférence ducercle : enfin cette même vitesse doit continuer à se ral-
Du lieu où lavitesse de laPlanète est é-galeàsa vites;le moyenne.