SOCIETE' ROYALE. 47parler fort amplement des aduantages qui reuien-nent à la médecine par les industrieux trauaux desChimistes qui ont feulement vue flamme sage &modeste & non pas le feu volage du cerneau desautres.
S.ECT I o N XVIII.
Ceux qui ont traité des Suie/s particuliers .
M Ais la derniere forte que ie nommeray aesté de ceux lesquels connoiflans la fragilitéhumaine, & la vaste étendue du dessein d’vne Phi-losophie vnitterselle , onr séparé & choisi quelquessuiets particuliers pour y employer leur diligence,ceux là ont esté moins auhazard de manquer, les-quels par l’industric & les efforts continuels d’vnhome seul pouuoyét probablement estre surmon-tez, & de fait ils ont recueilly généralement lesfruits de leur modestie. Ie n’ay qu’vne chose à di-re contre quelques vns d’enn’eux, qu’ils ont estéquelque fois trop prompts à conelurre fur desaxiomes de ce qu ils ont trouué en vn corps par-ticulier : mais c’est vn défaut qui doit estre abolypar leurs autres loiianges:& i’affirmeray hardimetque si les autres Matières Philosophiques auoyentesté aussi bien & entierement examinées, commequelques personnes admirables de ce Siecle onttraitté des partie; de Astronomie,iç la Géométrie,de f Anatomie &c. à peine y auroit-il aucú fardeaude reste fur les épaules de nôtre Postérité , qui sereposcroit pail^bkrqent , & ioiiiroic du plaisir