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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. 47parler fort amplement des aduantages qui reuien-nent à la médecine par les industrieux trauaux desChimistes qui ont feulement vue flamme sage &modeste & non pas le feu volage du cerneau desautres.

S.ECT I o N XVIII.

Ceux qui ont traité des Suie/s particuliers .

M Ais la derniere forte que ie nommeray aesté de ceux lesquels connoiflans la fragilitéhumaine, & la vaste étendue du dessein dvne Phi-losophie vnitterselle , onr séparé & choisi quelquessuiets particuliers pour y employer leur diligence,ceux ont esté moins auhazard de manquer, les-quels par lindustric & les efforts continuels dvnhome seul pouuoyét probablement estre surmon-tez, & de fait ils ont recueilly généralement lesfruits de leur modestie. Ie nay quvne chose à di-re contre quelques vns denneux, quils ont estéquelque fois trop prompts à conelurre fur desaxiomes de ce qu ils ont trouué en vn corps par-ticulier : mais cest vn défaut qui doit estre abolypar leurs autres loiianges:& iaffirmeray hardimetque si les autres Matières Philosophiques auoyentesté aussi bien & entierement examinées, commequelques personnes admirables de ce Siecle onttraitté des partie; de Astronomie,iç la Géométrie,de f Anatomie &c. à peine y auroit-il aucú fardeaude reste fur les épaules de nôtre Postérité , qui sereposcroit pail^bkrqent , & ioiiiroic du plaisir