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NOTICE
métallurgique en Angleterre, lequel contient aussi quelques notices géo-logiques sur le gisement des minerais.
L’année 1824 fut consacrée tout entière, tant à la rédaction deces Mémoires, qu’au classement des nombreuses suites géologiquesrecueillies dans le voyage.
Enfin, en 1825, MM. Dufrénoy et Elie de Beaumont reçurentl’ordre de commencer leurs explorations. Je partageai entre eux leterritoire de la France , non point d’après les divisions administra-tives, mais uniquement d’après des considérations géologiques. Uneligne tirée d’Honfleur sur Alençon , de là tournant au S. E. versAvallon et Châlons-sur-Saône , puis suivant le cours de la Saône etdu Rhône jusqu’à la Méditerranée, a été adoptée pour séparer lesdeux divisions.
M. Élie de Beaumont a été chargé de visiter toute la partie duterritoire français à l’E. de cette ligne; la partie occidentale a étéconfiée à M. Dufrénoy : mais, en même temps, chacun d’eux a étéautorisé à étendre ses observations jusque dans l’autre division, afind’y suivre, au moins jusqu’à une certaine distance, les prolonge-ments des terrains qu’il avait à explorer. Bien plus, on leur a donnéla mission de visiter les pays étrangers limitrophes de leur division,non-seulement dans un but analogue, mais aussi afin de pouvoirtracer sur la carte, avec une exactitude suffisante, la nature géolo-gique des portions de ces pays étrangers qui sont comprises dansson cadre.
Les années suivantes, d’autres voyages eurent lieu : leur duréemoyenne était de cinq à six mois. Les directions à suivre étaientcombinées à l’avance, mais en laissant, comme on doit en concevoirla nécessité, une très-grande latitude aux voyageurs. Il y a des con-trées où ils sont retournés plusieurs fois, pour vérifier et souventmodifier beaucoup l’idée qu’ils avaient prise d’abord de leur cons-titution minérale. Dans les campagnes de 1826, 1827 et 1828,MM. Dufrénoy et Elie de Beaumont ont été accompagnés, chacun,d’un autre ingénieur, MM. de Billy et Fénéon, pour les aider dans