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Tome premier.
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CHAPITRE III.

Forme généralede la Bretagne .

CHAPITRE III.

TERRAINS ANCIENS ET TERRAINS DE TRANSITION DE LA PRESQUILE

DE BRETAGNE.

Les départements O. de la France , qui sétendent depuis lembouchufede la Seine jusquau cap Finistère , présentent une configuration physiquesi analogue, une identité de caractères géologiques si complète, quil nousa paru utile den réunir la description dans un seul chapitre.

Le sol de ces contrées est exclusivement formé de roches anciennes et deterrains de transition : il y existe, il est vrai, plusieurs petits bassins houillerset quelques lambeaux de terrains tertiaires; mais la surface que ces forma-tions y occupent est si faible, quelles y sont, pour ainsi dire, inaperçues. Ladernière, cependant, a joué un rôle important dans le relief général du pays,ainsi que nous allons lindiquer.

En effet, la presquîle de Bretagne, quoique montagneuse, noffre pas cesarêtes saillantes, ces pics isolés qui donnent aux contrées anciennes les formessauvages et pittoresques que recherchent presque tous les voyageurs. Leschaînes longues et étroites qui la sillonnent natteignent jamais quune faiblehauteur, rarement supérieure à 36o mètres. Ces chaînes forment à lhorizondes lignes droites sans échancrures, analogues à celles qui existent dans lesplaines les roches stratifiées ont éprouvé peu de dérangements. Il semblequune cause générale a nivelé ces montagnes ; et lexistence, sur un grandnombre de sommités, de petits lambeaux de terrains tertiaires, nous faitpenser quà lépoque ces terrains se déposaient, la Vendée et la Nor­ mandie étaient soumises à une action diluvienne puissante. Peut-être aussile relief de ces provinces a-t-il été, en partie, effacé par le temps; car lesrévolutions qui les ont en quelque sorte façonnées sont, pour la plupart, an-térieures au depot des terrains houillers. Mais ces causes, tout en altérantprofondément la physionomie générale du pays, nont pu en détruire l cstraits principaux. L etude de la direction des chaînes qui courent générale-ment de lE. io° à i5° N., à lO. io° à i5° S., ainsi que celle des couches,dévoilent les perturbations principales dont linfluence sest fait sentir surtoute son étendue.

Considérée en grand, la structure de la Bretagne est extrêmementsimple: elle consiste, ainsi que le fait voir M. Pouillon-Boblaye dans un