HYDRAULIQUE.
HYDRAULIQUE.
livrer à volonté passage à l’eau ; pour les tuyaux d’un !diamètre supérieur à 0 m ,10, on se sert de robinets - jmnnes, dont l’ouverture se ferme à l'aide d’une pelle |convenablement disposée et qu’on lève ou baisse à l’aided'une vis. Au-dessous de 0 m ,10, on a des robinets àtournant.
Dans les diverses formules que nous avons indiquéesles longueurs étant toutes rapportées au mètre, la dé-pense Q est exprimée en mètres cubes, par seconde; siou veut l’avoir en pouces d'eau des fontuiniers, uuitéindépendante du temps dont nous parlons ci-après, il♦•iut le multiplier par 4320.
Du jaugeage des distributions d'eau. Pour la vente del’eau, il importe d’évaluer en chaque instant les quan-tités dépensées par les orifices de distribution, de fairepour l’eau ce qui se fait pour le gaz par un compteur.Cependant on s’en est tenu ju-qu’ici, dans la pratique,au moyen suivant pour les petits orifices :
On mesure exactement la dimension de l’orifice desortie du tuyau, que l’on suppose plein d’eau, sous unepression constante, et on eu conclut, comme résultatfourni par des expériences, qu’il doit donner tant demètres cubes dans l’unité de temps.
On se sert alors dune unité toute spéciale, ditepouce d’eau. Celle adoptée aujourd’hui a été ainsi dé-terminée parM Prony. Si on pratique clans une paroiun orifice circulaire de 2 centimètres de diamètre, munid’un ajutage cylindrique de 17 millimètres de lon-gueur, le niveau de l’eau dans le réservoir étant main-tenu à une distance de 3 centimètres au-dessus de lapartie supérieure de l’orifice, la quantité d’eau quis'écoule par cet orifice est de 20 mètres cubes en vingt-quatre heures.
Cuvettes de jauge et de distribution. Voyons maintenantcomment on trouve le nombre de pouces d’eau qu’a-mène dans un réservoir central un conduit, une pompe.Pour cela, il nous suffira de décrire la cuvette de jaugequi est établie en haut de l’aqueduc de Marly, et quiest destinée à évaluer le produit des diverses pompes,les unes mues par des roues hydrauliques, les autrespar une machine à vapeur qui élève les eaux de laSeine jusque sur c« t aqueduc.
La fig. 1217 bis représente le plan de cette cuvettede jaugeage. La fig 12*17 ter en est uno coupe faitesuivant la ligne Gü' du plan.
L’eau élevée par les pompes arrive en A, où elletombe sous forme de nappe dans un réservoir rectan-gulaire. Deux cloisons B, C, enveloppent la par-tie N de ce réservoir, sans descendre jusqu’au fond,afin d’empêcher que les mouvements occasionnés surla surface par l’eau qui arrive en A, ne se trans-mettent dans la partie restante L; l’eau se rend deN en L, en passant sous ces deux cloisons, et sasurface libre, dans toute l’étendue de cette dernièrepartie L de l’appareil, est ainsi rendue parfaitementtranquille. La cloison D, qui sert de limite au réser-voir et qui s’étend dans trois directions différentes,porte dans toute sa longueur un grand nombre d’ori-iices H; l’eau sort du réservoir par ces divers orifices,et tombe dans une rigole qui existe en dehors de lacloison D et dans toute sa longueur; de là elle tombeen F dans un canal couvert qui la conduit à l’autreextrémité de l’aqueduc. Une cloison EE divise le ré-servoir LN en deux parties entièrement distinctes; cellede droite reçoit les eaux qui viennent des pompes muespar les roues hydrauliques, celle de gauche reçoit leseaux fournies par les pompes de la machine à vapeur.
Par cette disposition, les eaux qui viennent de cesdeux systèmes de pompes ne se réunissent qu’aprèsavoir traversé les orifices dé la cloison D, c’est-à-direaprès avoir été jaugées ainsi que nous allons l’expli-quer. t
Si l’on suppose que l’eau sorte du réservoir LN en
passant toujours par le même nombie de trous de lacloison D, on conçoit que le «niveau qu’elle prendra
1217 bis.
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dans le réservoir sera plus ou moins élevé au-dessus deces trous, suivant que les pompes fourniront pins oumoins d’eau dans un même temps. En effet, ce niveaus’établit de manière à donner au liquide une vitessed’écoulement, par les orifices, qui soit telle q*e laquantité d’eau qui les traverse, dans un temps d^piné,soit précisément égale à celle que les pompes amènentdans le même temps. Si, au contraire, on ferme uncertain nombre des orifices de la cloison D à l’aide debouchons deliége,onfera monter le niveau de l’eau dansle réservoir L N, pour une même quantité d’eau four-nie par les pompes ; car, à mesure qu’on diminuera lenombre des orifices d'écoulement, la vitesse avec la-quelle Veau traversera chacun d’eux devra s’accroîtrepour qu’il en sorte toujours la même quantité. On peutdonc faire varier à volonté la position du niveau del’eau dans le réservoir LN, en fermant un nombre plusou moins grand des orifices, et on en profite pour faireen sorte que ce niveau coïncide avec un repère fixé Llà cloison D, en A. Lorsque cette coïncidence du ni-veau de l’eau avec le repère est établie d’une manièrepermanente depuis quelque temps, il suffit de compterles trous qui restent ouverts pour avoir immédiatementle nombre de pouces d’eau que fournissent les pompes.
Dans la cuvette de jaugo de l’aqueduc de Marly, lapartie du réservoir qui sert à jauger les eaux amenéespar les roues hydrauliques est munie de soixante ori-fices; la partie qui correspond aux eaux fournies parla machine à vapeur en contient quatre-vingt-dix. Sil’on trouvait, par exemple, que les pompes mues parles roues hydrauliques élèvent 60 pouces d’eau sur l’a-queduc, ce qui doit avoir lieu lorsqu'elles fonctionnentbien, cela voudrait dire qu’elles y élèvent soixante fois20 mètres cubes, ou 1,200 mètres cubes d’eau en vingt-quatre heures.
La distribution des eaux entre les divers quartiersl d’une ville, et même entro les divers particuliers quiont des concessions d’eau, se fait à l’aide de cuvettes