DE VENISE. Liv. XXIV. C n. II. 55
de Corzola. Le Doge suivit bientôt & reçut les soumissions de cette jsle, Sectiírï& de la ville de Trau. H trouva dans cette derniere Suringa , frere de "J; JgMurcimir, que celui-ci avoit chassé du trône. Suringa donna en otage son V enife de _fils Etienne, qui épousa ensuite la fille d’Urséolo (sl). pu i s i' an
La Flotte passa aux autres villes de Dalmatie, & entre autres à Spaìatro, 8 u jusqu’àqui toutes se rangerent sous l’obéissance de la République. La feule isle & im 1Q 9 a -ville de Leíìnia refusa de se soumettre. Cette ville située sur des rockers Sicgeescarpés, & fortifiée par l’art, paííoit pour imprénable , & étoit la re- prise detraite ordinaire des Narentins, qui delà tomboient fréquemment fur les Lesima,navires marchands de Venise. Urséolo fit d’abord sommer les habitans dese soumettre à l’exemple de leurs voisins, les menaçant des derniers mal-heurs s’ils s’obstinoient à se défendre. Ils refusèrent d’y entendre ; le Dogefit donner Tassant, & après une opiniâtre résistance, les assiégés ne pou-vant plus tenir, poserent les armes & demanderent grâce. Le Doge laleur accorda, mais fit raser la place (b).
Après cette expédition, Urséolo entra dans le golfe de Narente,& mit Traitéavesdes troupes à terre pour faire le dégât furies terres des Narentins. II porta UsNarm-partout le fer & le feu aux environs de leur ville, & dévasta le Pays de la tlns 'façon la plus cruelle, pour inspirer la terreur. Les Narentins prirent alorsle parti de lui envoyer des Députés pour demander la paix. II la leur ac-corda aux conditions suivantes , qu’ils dédommageroient les marchandsVénitiens de toutes les pertes qu’ils leur avoient occasionnées, selon Téva-luation qui en seroic faite, & qu’ils s’engageroient à ne plus faire le métierde Pirates. La nécessité fit accepter ces conditions, bien que durescefut ainsi qu’après avoir disputé pendant près de cent - soixante - dix ans Tem-pire de la mer aux Vénitiens, ils furent obligés de le leur céder (c).
Urséolo ramena sa Flotte triomphante à Venise , où il entra environné Magistratsde tout le peuple. II rendit compte dans une assemblée générale de son envoyésexpédition, & reçut les louanges qu'il avoit méritées. ^ On statua par unDécret public, que lui & ses successeurs prendroient désormais dans tous j eStles actas le titre de Duc de Venise & de Dalmatie. On régla ensuite la for-me de gouvernement que Ton devoit établir dans les villes nouvellementsoumises, où Ton envoya des Magistrats pour y commander (d). Le Dogese renferma alors dans les foins d’un gouvernement tranquille, pour fairegoûter a ses citoyens les douceurs de la paix. 11 fit élever divers édifices aGrado & embellit cette ville, dont-il rebâtit à ses dépens l’Ëglise Cathé-drale. Héraclée ou la cité-neuve eut aussi part à ses foins
_- wuw “ “ “ 'sis Tverone, Urséolo Etlimc d<
U Empereur OthonlII. étant ^ffS^part des avantages qu'il avoitlui envoya Jean le Diacre pour lui p confirmation des an- pour k i>
remportés en Dalmatie , & i obtint de ce Prince ia^ la Piave , & ^
ciens Traités qui fixoient les limites de 1E République. Ce fut
plusieurs nouvelles franchises pour le commer j e j as ; eune de ses
alors que TEmpereur lui demanda d envoyer a V / J D j e
fils, pour lui faire donner la Confirmation en fa prefenee. ne y &
(a) Le même.
(£) Le même , p.
8s.
(e) Le même.
00 Le même, p. sa.