Z 24 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Section Hollandois allèguent pour justifier des procédés fi injurieux, c’est qu’ayanC ■H- un droit plus ancien fur ces Iíles, aucun Acte postérieur des Insulaires, quiiSlF trient déja renoncé à leurs privilèges, ne pouvoit l’infirmer : d’ailleursautres £x- d llc à guerre se faisant -contre les Insulaires, comme parties principales,séditions, ceux qui contre leurs engagemens les avoient assistés, n’avoient pas sujetde fe xriinfiie (le l'événement d'une guerre qu'ils avoient eux - memesclrerclrée. Mais la fausseté de cet argument est démontrée évidemment yparcequ’il y a des preuves incontestables que les Insulaires n’avoient jamaiscédé leurs droits aux Hollandois (a) ; que dans les démêlés précédens, lesHollandois n’avoient jamais prétendu linon que les Insulaires avoient pro-mis de leur céder leurs droits fous de certaines conditions. Que leurs
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GO Dodsiey’s Hift. Vol. II.
„ chaises entierement les anciens posselseurs de ces Isles, & d’en demeurer eux-mômcs„ les propriétaires. Le Gou.verneur-Général Hollandois proposa donc dans le Conseil r/s,, défense la réduction de Banda. . . . Les Commissaires Anglois qui étoient au Conseil,,, déclarerent.y/tfï/s reconnoìffoìent qu’il y avoit de la nécejjìté à faire ce que les Hollandois„ prvpofoient ; qu'il y avoit du péril à ne le pas saint: ; que les Anglois étoient obligés d’y tr<S“,, vailler en commun; que suivant leur devoir ils en auroietit bien l'intention, maisquapouf,, l'heure le pouvoir leur manquait; qu’ils n avoient nihvnm:s, ni v tiffeaux , ni fonds, &„ que par conséquent ils ne pomment rien fournir. Cette Déclaration en toute son étendue
„ fut insérée dans le Registre, le premier de Janvier 1621 N. St. Le Gou-
,, verneur Hollandois a son tour déclara, que puisque les Anglois ne voulaient pas contrì•„ huer au rétablissement des affaires communes dans les í/lts dont il sagiffnt , il l’entrcpren *„ droit seul, au profit de ses Maîtres seuls, & qu encore qu’il fe vît abandonné de /es Allies ,,, & qu’il eût peu de forces, il efpéroit que Dieu, qui l’avoit tiré des dernieres extrémités„ où il s’étoit vu, le favoriserait encore dans son projet.” On volt ensuite que les Angle» 5mômes donnerent avis aux Bandanois des desseins des Hollandois, qu’ils envoyerentquatre pieces de canon aux habitans d t-Lantor , qu’ils fe mêlèrent avec eux & leur aidè-rent à sc défendre, &qu’il y en eut un qui servit ouvertement le canon. Que le Gouver-neur Hollandois les fit avertir de se retirer, & leur fit déclarer tout ce qui avoit été ré-solu dans le Conseil de défense au sujet des Isles de Banda. Que cet a,vis ne fit aucuneffet, qu’ils demeurèrent avec les Bandanois, qu’ils agirent de concert avec eux, $n’c-urent aucuns égards pour leurs nouveaux Alliés. Que dans Piste de Pouleron on laissales Anglois dans leur petit Fort, fans leur faire la moindre peine, & qu’ils témoignè-rent extérieurement de la joie de ce que l’expédition du Gouverneur Hollandois avoit eUun si heureux succès, Rous laissons au Lecteur à comparer & à juger. Ajoutons, pourmettre en état de prononcer fur les procédés des Anglois & des Hollandois aux Indes d ctles commencemens !e témoignage d’tin Auteur Espagnol, qu’on n’accusera certainementpas d’avoir eu dessein de favoriser les Hollandois (ij. - „ Les Hollandois étoient généra’» lement aimés dans ces grandes Provinces, mais nonobstant l’amitié qu’on témoignoit,, avoir pour eux avant qu’ils arrivassent à Amboine, deux Navires Anglois ayant jetté„ l’ancre assez près delà,donnerent avis aux habitans de Piste qu’une Flotte Ilollandoife„ venoit pour occuper leurs Pays. Ils ajoutèrent qu’ils ne dévoient pourtant pas lí,, craindre, pareeque I.es Equipages & les Soldats étoient des gens de peu, fans vigueur» & fans courage ; qu’on n’avoit qu’à fe mettre en défense; que ies Anglois offroient de„ secourir Piste & de favoriser les habitans.” Le même Auteur rapporte qu’un de cesVaisseaux Anglois alia à Tidor, où il avertit ausil le Commandant Espagnol, à qui ildonu»íix barils de poudre, cent boulets de canon , & un bon nombre de.morions. Q llCpanser après cela des exclamations tragiques & des injures groíîîeres- de nos ílctb'riens '? Rem. im Trad.
(1) b ArgenfU, Hìst, de la Conti. des Molucq. T. II, x. 307-30?» Voy, aufli I'- iSz, rS-ì»