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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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I.ivr.K XII , C1IA1 1 . LXXIV. 189

militaire, fixé à 20 mille hommes, fut dabordporté à 12 mille, sur lesquels 6 à 8 mille en-trèrent immédiatement en ligne. Ces mesures ,auxquellesles directeurs français attachaient tantdimportance, nauraient cependant point atteintleur objet, si, dun côté , Bonaparte , piqué denavoir pas tous les secrets de la majorité du di-rectoire, navait négocié avec froideur , en atten-dant lacceptation de la démission quil avaitoüerte ; et que , de lautre, la journée du 18 fruc-tidor , en trompant les espérances du baron deThugut , 11e leût averti du danger dune rupture.

Le cabinet de St.-James , dans l'incertitude dece quil pouvait espérer de celui de Vienne , sedécida à envoyer de nouveau Malmesbury enFrance , pour y renouer des négociations. Il nenfallait pas moins pour arracher lAngleterre aupériljqui la menaçait. Tout, dans ce moment sem-blait conjurer sa perte : la Russie renonçait àprendre une part active à la guerre ; lAutriche allait conclure sa paix séparée; la banque sus-pendait ses paiemens; les flottes anglaises sin-surgeaient ; et Bonaparte causait autant deffroi àla nouvelle Carthage , que Scipion à lancienne.Pitt ébranlé, jugea enfin quil était temps detraiter avec la France . Malgré le caractère dani-mosité quavait pris la guerre , il ne lui parutpoint si difficile de poser les bases dune négo-ciation. LAngleterre , rendant la moitié des

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