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militaire, fixé à 20 mille hommes, fut d’abordporté à 12 mille, sur lesquels 6 à 8 mille en-trèrent immédiatement en ligne. Ces mesures ,auxquellesles directeurs français attachaient tantd’importance, n’auraient cependant point atteintleur objet, si, d’un côté , Bonaparte , piqué den’avoir pas tous les secrets de la majorité du di-rectoire, n’avait négocié avec froideur , en atten-dant l’acceptation de la démission qu’il avaitoüerte ; et que , de l’autre, la journée du 18 fruc-tidor , en trompant les espérances du baron deThugut , 11e l’eût averti du danger d’une rupture.
Le cabinet de St.-James , dans l'incertitude dece qu’il pouvait espérer de celui de Vienne , sedécida à envoyer de nouveau Malmesbury enFrance , pour y renouer des négociations. Il n’enfallait pas moins pour arracher l’Angleterre aupériljqui la menaçait. Tout, dans ce moment sem-blait conjurer sa perte : la Russie renonçait àprendre une part active à la guerre ; l’Autriche allait conclure sa paix séparée; la banque sus-pendait ses paiemens; les flottes anglaises s’in-surgeaient ; et Bonaparte causait autant d’effroi àla nouvelle Carthage , que Scipion à l’ancienne.Pitt ébranlé, jugea enfin qu’il était temps detraiter avec la France . Malgré le caractère d’ani-mosité qu’avait pris la guerre , il ne lui parutpoint si difficile de poser les bases d’une négo-ciation. L’Angleterre , eù rendant la moitié des
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