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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DE PERSE. Liv. I. Ch. XI. 23

fe mettre en possession du Palais, & des Trésors ûz Nudar. Dans cette vue, Sectionil détacha un Corps de 30000 Hommes, qui n'eurent aucune peine àsem-parer de la Capitale de Sigpjtan , & du Palais Royal; la frayeur, qui avoit Histoiregagné les Perses, étant telle, quils ne fongeoient pas même à faire la moin- de F£r s e \dre résistance. II paroit que Mêhérab, depuis que Zal-zer avoit épousé safille, sétoit retiré en Perje, il vivoit dans la splendeur & dans labon-dance. Le changement, subit, qui venoit darriver, ne le regardant pasmoins que le reste des habitans du Royaume, il tâcha de conjurer forage,en envoyant à Aphérafiab un Messager chargé de riches Préfens, & duneLettre , il difoit à ce Conquérant, Que quoiquil fît son séjour en,, Perse , il étoit Turc dorigine , & quil avoit en quelque sorte lhonneurj, de lui être apparenté, étant descendu de Zoak: quainsi il espéroitquela,, Famille dont il étoit, & son empressement à lui donner des marques de son obéissance, lui paroîtroient des raisons suffisantes pour le prendre fous fa protection. Dans le tems même quil amusoic le Vainqueur parles témoignages dune feinte soumission, il employoit son fils Zal-zer à ras-sembler, le plus secrettement quil étoit possible , divers petits Corps. IIforma ensuite de tous ces Corps une Armée, à la tête de laquelle il se mitdès quil la jugea assez nombreuse pour entreprendre quelque chose contrelEnnemi commun. La Fortune lui fut favorable, & il eut bientôt la satis-faction de chasser les Turcs de la Province de Sigjijian .

Aphérafiab , ayant appris ce qui venoit darriver, en fut tellement irrité,quil ordonna quon coupât la tête à linfortuné Nudar dans fa prison , cequi fut exécuté sans le moindre égard pour fa Dignité. Les Auteurs ne fontpas daccord au sujet de la longueur de son Règne, que les uns prétendentavoir été de sept ans, & les autres de neuf. Mirkhond, que nous suivonsordinairement, adopte le prémier de ces nombres. Quelques EcrivainsOrientaux font ce Prince contemporain de Jofué , dautres le croient beau-coup plus ancien. Nous ne prononcerons pas fur cette question (a).

Aphérafiab ou Asrasiab , malgré cette rébellion , ou plutôt ce foulé- Aphérî-vement, se regardant comme Monarque de Perse , fit savoir à son Père siab -Pashangh lheureux succès de son expédition. Mais il eut bientôt dautresnouvelles à lui envoyer; car les Prr/èr, détestant fa hauteur & son insolen-ce, commencèrent à se révolter en divers endroits du Royaume : leur a*version pour lui les engagea même à une démarche dun autre genre,quifut de porter ce frère dAphérafiab , qui avoit garanti Nudar des prémierseffets de la colère du Vainqueur, à faire valoir ses droits à la Couronne,promettant de laider dabord ,& ensuite de lui obéir. Ambitieux, commetous ceux de fa famille, il accepta la proposition, & leur conseilla denga-ger Zal-zer à envahir au printems les Provinces voisines de , afiu-

*ant que dès que la guerre seroitune fois commencée, il ne manqueroìt pasfie fe déclarer en leur faveur. Ces Négociations ne purent se faire fi secret-, qu' Aphérafiab nen apprît quelque chose. Pour en prévenir fesse t,îl fit assassiner son frère, & sappliqua lans relâche à lever une formidable

CO Mirkhond Hist. Sect, VIII. DHcrbelot Art. Naudhar.