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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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V.

lìilloìre4e Perse.

A% HISTOIRE DE PERSE.

toire, mérite dêtre rapporté. Quand au Jour du Jugement nous boi*,, rons tous de cette Eau destinée à nous éprouver,alors tout ce que nous aurons dérobé aux yeux des Hommes , paroîtra à la vue de tout lUni-,, vers; & lHypocrite qui passoit pour un Saint, fera couvert de honte &,, de confusion. Ce que nous venons de dire suffit pour faire voir quily a beaucoup de rapport entre lHistoire de Locman & celle d Esope , tellequelle est rapportée par 1 es Grecs. Lun & sautre étoient de basse extrac-tion; Esclaves, célèbres par leur sagesse , & Faiseurs dApologues. Maisil y a quelque différence entre les tems les Ecrivains Orientaux préten-dent que Locman a vécu, & celui les Grecs placent Esope. Pour ce quiest de Locman , on convient assez quil étoit contemporain de Salomon , au-Jieu quEsope doit avoir vécu du tems de Crœsus Roi de Lydie , & d eSolonLégíflateur Athénien ; plusieurs traits de conformité, relatifs â leurs person-nes & à leurs Ouvrages , donnent lieu de croire que Locman & Esope ontété un seul & même homme. La difficulté est de savoir, si les Grecs loncpris des Orientaux , ou les Orientaux des Grecs. Leprémierdecessentimensnous paroit le plus vraisemblable. On fait que les Grecs étoient Voleursde profession, & nétoient rien moins que scrupuleux à altérer lancienneHistoire, pour peu que leur vanité y trouvât son compte. Outre cela, les>Orientaux aimoient à tourner leurs leçons en Apologues, longtems avant queles Grecs eussent la moindre teinture des Belles-Lettres. Après tout, nousne donnons notre idée que pour une conjecture ,quon peut rejetter si lonen trouve quelque autre meilleure. La principale raison, qui a tant faitrespecter Locman dans Y Orient, est que Mahomet parle de lui en termes ho-norables dans YAlcoran, & affirme que Dieu lui a accordé le Don dunesagesse extraordinaire (a). Ses Fables, qui ne font pas en grand nombre,ont été imprimées à Leyde en Arabe ,avec une Version Latine , desorte queYEurope est suffisamment instruite du contenu de ses Apologues (b). Maispour en revenir à Key-Chosrau, on assure quil étoit lui-même, non seule-ment un Prince sage & savant', mais aussi extraordinairement pieux. II futheureux durant tout le cours de son Règne ; & cependant une si longuefuite de prospérités le corrompit si peu, quil résigna non seulement la Cou-ronne, & se retira dans les Déserts qui bordent la Province à'Aderbayagjan,mais laissa aussi à tous ses Successeurs la Leçon suivante , quil fît graverdans un des Appartemens de son Palais (c). Nous ne devons pas nous former

(a) Koran Sor. Lokman. (c) Mirkhond Hist, Sect. XIV. DIIerbelot

(b) Dtìerbelot Art. Lokman Not. IL Art. Caichofrau.

* II est juste de rendre raison dans cette Note, pourquoi nous avons inféré la Vie deLocman dans lHistoire de Perse. Pour ne pas fatiguer nos Lecteurs par un trop long dé-tail, nous nen indiquerons que deux raisons principales. Prémièrement Locman écrivit euPers ..'.}, de laveu de la plupart des Savans, & en particulier de lEditeur qui a fait impri-mer ses Fables en Hollande ( i). Lu second lieu, ce sont les Auteurs Persans , qui nousapprennent le plus de particularités touchant Locman ; & comme ils parlent toujours de luicomme ayant été contemporain d e Key-Cbofrau, le troisième Roi de l<r seconde Dynastie,il étoit juste que nous fissions mention de lui dans farticle du Règne de ce Prince. Après

(t) Prxfat. Lrj.cn. Locm. Fabul,

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