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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DES LACEDEMONIENS. Liv. L Ch. XIX. 667Archidamus succéda à son Père Eudamidas , comm q Aréus, Père dAcro- Histoiretate, fit à son Grand-Père Cléomène, non sans difficulté, Ion Oncle Clêony-des Lacé-me soutenant que le Trône lui appartenoit; mais Je Peuple préféra au frè- démaiens.re cadet le fils du frère aine. Cléonyme cependant se retira à la Cour dePyrrhus, quil amena dans son Pays avec une Armée pour soutenir fa cause, mus bquoique le Sénat & les Ephores fussent disposés à lui accorder toutes les con- Aréus Roisditions raisonnables quil pouvoit exiger. Les Spartiates envoyèrent Der- ^ Sparte.cyllidas au devant de lui jusques fur les frontières, pour lui reprocher linjus-tice de son invasion : mais Pyrrhus lui fit dire par un de ses Courtisans, quileût à faire savoir au xLacèdémoniens, quils reçussent leur Roi Cléonyme, ouquil leur feroit sentir quils ne valorem pas plus que dautres hommes. Sei-gneur , répondit Dercyllìdas , fi votre Maître eji un Dieu, nons ne le craignonspoint , parée que nous n avons fait aucun mal : S sil est Homme , nous ne lecraignons pas non plus , parce que nous sommes autant que luì (a). Cette expé-dition pensa achever la ruine de Sparte; la perte quelle lui causa, ayantété plus grande que toutes celles quelle avoit essuyées de la pari; à'Epami-nondas. Cest ce qui nous oblige à en donner ici un récit détaillé. Pyrrhusavoit avec lui 20000 hommes dInfanterie, 2000 chevaux, & 24 éléphans.

Aréus se trouvoit alors en Crète, & la défense de la Ville étoit principale-ment confiée à son fils Acrotate , dont les amours avoient en grande partiedonné lieu à cette guerre; car il avoit débauché Chélidonide, épouse de sonOncle Cléonyme, qui, entre autres raisons, avoit à cause de cela mêmepris le parti de se retirer auprès de Pyrrhus, quil accompagna dans cetteexpédition. Quand ils arrivèrent aux environs de Sparte, oíi lon ne les at-tendoit guères, les Citoyens se flattant que leurs Ambassadeurs auroient ob-tenu la pai x,Pyrrhus fut informé que le Peuple étoit dans une telle conster-nation, & la Ville fi mal pourvue , quil nauroit aucune peine à sen ren-dre maître; ce fut à lentrée de la nuit quil reçut ces nouvelles. Cléonymeauroit souhaité quon se fût mis en marche à linstant même ; mais le Roicraignant que les Soldats ne profitassent de lobscurité pour sappropriertous les Trésors de Sparte, ne voulut pas faire dattaque avant le jour: dé-lai fur lequel les Spartiates comptoient si peu, que les Ilotes préparoientdéjàle souper dans la maison de Cléonyme , ne doutant pas que Pyrrhus ny vîntloger. Mais quand on fut que les Soldats avoient dressé leurs tentes prèsdes murailles, le Sénat sassembla pour examiner sil y avoit encore quelquechose à faire. La prémière résolution quon prit, fut de faire passer au-plutôt les femmes en Crète: mais cette résolution ayant été sue, les DamesLacèdêmoniennes sassemblérent, & députèrent Archidamie au Sénat. CetteHéroïne entra dans lAssemblée ie'pée à la main, & tint ce discours auxSénateurs: Pourquoi, Seigneurs ,avez-vous assez mauvaise opinion des femmes deSparte, pour croire quelle s puissent survivre à la liberté de leur Patrie ? Au-lieude délibérer sur s endroit qui pourroit nous servir de retraite, soyez persuadés quenous sommes prêtes à tout entreprendre pour le salut de notre Pays (b). Auffi-tôtil fut arrêté quon tireroit une tranchée parallèle au Camp des Ennemis pourleur disputer lapproche de la Ville, & quon garniroit les extrémités de la

([b ) Plutarch. in vit. Pyrrh.

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(a') Plut. in Apopht.