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des Sarasins fur Je GarigJiano ; mais les Infidèles l’aiant surpris pendant la Suctíosnuit, il fut obligé de se retirer , avec une perte considérable. Le lende-main, il en vint encore aux mains, les Sarasins furent mis en déroute & gial'e At-forcés de se mettre à couvert dans leur Fort. Cet e'chec fut cause que j. d ; s ì’ anpendant assez longtems ils n’oserent faire des courses dans le pays. La 888 jus-plupart des Historiens mettent cette expédition d’Atenulfe en 908. L’Em- ì u ’ à í>anpereur Arnoul étoìt mort vers la fin de l’année 899. Louis son fils lui suc- g62,céda dans fes Etats de Germanie, mais ce Prince ne le mêla gueres desaffaires d’Italie.
Les ennemis de Bérenger firent tout ce qui dépendoit d’eux pour en- Louis re-gager Louis Roi d’Arles à repasser en Italie. Hermengarde , mere de vientenTta-ce Prince, volant qu’Adalbert, Comte ou Duc de Toscane, étoit \z ,? on lprincipal appui de Bérenger, n’épargna rien pour engager ce Seigneur e e u M *ans les intérêts de son fils. Adalbert, fur l’eíprit duquel Berthe faemme avoìt beaucoup de pouvoir, abandonna à la sollicitation de cetterncelle, le parti de Bérenger, & la plus grande partie de la Lombar-de aiant suivi son exemple, on offrit encore la couronne à Louis. Ceírince, malgré son ferment, assembla fes Troupes pour passer les Monts,etant allure du Royaume d’Italie, dès là que le Comte de Toscane étoitpour lui. Aussitôt qu’il fut au delà des Alpes, Adalbert ôc la plupartes Seigneurs de Lombardie vinrent le joindre. Bérenger saiant appris,
, e H§ ea P a s à-propos de risquer une bataille, quitta Pavie «Si se retiraa verone. Louis fut reçu par les habitans de Pavie & par les Noblesavec de grandes démonstrations de joie. II fut couronné Roi d’Italie,
^pour s attacher le Clergé, il accorda des privilèges à divers Evêques,erenger de son côté en fit autant pour gagner le peuple. Les Char-tes données par ces deux Princes dans cette même année subsistentencore.
Une circonstance favorisa Louis & contribua au succès qui - da
Hongrois, après avoir ravagé une grande partie de 1 Allemagne, P ‘ groisenl-
rent en Italie. Bérenger dont les Troupes n’étoient pas ieparee», , 1 taiie.
cha contre eux, & le 24 de Septembre leur livra bataille lnr iede la Brente. Les Italiens furent mis en déroute avec une perte conli-derable. Les Hongrois porterent ensuite le fer & le feu dans la Lom-bardie , brûlant tous les lieux dont ils s’emparoient. Bérenger, affoibapar la perte qu’il avoit faite, ne se trouva pas en état de faire tete a
L’année suivante, Louis accompagné d’un grand nombre de seigneurs Louis n»alla à Rome , où il reçut, le ie de Fevrier, la couronne Imp r, ale des àmains de Benoit IV. successeur de ]ean IX. il confirma les donations que t rjoIfes prédécesseurs avoient faites à l’Egìise, & s’en. retourna a Pavie. Uni-quement occupé du dessein de chasser Bérenger, il remporta lur lui de 1grands avantages, qu’il le força de fe réfugier en Bavière, auprès du jeune
Roi Louis fils d Arnoul. - r„ Rérentier
L’Empereur Louis retourna en Provence en po2._ Berenger profita deson éloignement pour ranimer les restes de son parti. II rentra en I a , j f0 {j e .
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