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bain envoya un Nonce en Bohême & en Hongrie pour tâcher de pré- Sectionvenir la rupture. 11 réussit dans ía négociation , engagea PEmpereur à „ V . Lsonner satisfaction au Roi de Hongrie , & ce Prince promit d’épouser de ,jpzabeth fille de Bogeílas Duc de Poméranie cousine du Roi de Hongrie. ptíîs VmEffectivement Tannée suivante le mariage fut célébré à Cracovie avec beau- 1269 jus.c oup de magnificence. , f“ * Ban
, Òsl trouveit un grand obstacle à la croisade en Italie par la guerre qui *378._
«oit allumée entre le Pape & ses alliés d’une part, L Bernabé Visconti Négocia . .
l’autre. Le principal sujet étoit la ville de Boulogne , qui s’étoit fou- tì«n *vicftraite à Tcbéissance du Pape, & donnée à Visconti. Urbain d’abord après Bernasff>n avènement au Pontificat » avoit publié une bulle contre Bernabé,
P ar laquelle il le citoit péremptoirement au premier de Mars 1363. Cetteballe fat envoyée aux Patriarches, aux Archevêques & aux Evêques d’I-talie; Villani dit quelle fut publiée à Florence le 29 de Janvier. Bernabé* ctant moqué de la citation, le Pape tint Consistoire le 4 de Mars & rendit fasentence, par, laquelle il condamna Bernabé comme hérétique, le déclara^chu de tous honneurs, privilèges & autres droits, & délia ses sujets du 4
serment de fidélité (a). II fit enfui te prêcher ía croisade contre Bernabéj; 11 Allemagne âï en Italie. Dans ces entrefaites, le Roi de Chypre pas-| 3 nt à Milan pour venir en France traita de la paix avec Bernâbé. Commesatina entasse les faits confusément, j'ignore si c’est avant ou après cettee t!trevue, que Bernabé reçut un furieux échec. Le Cardinal d’Albornosavoit attiré dans son parti Louis Gonzague,. Nicolas d’Este & François^írare. Bernabé étant entré dans le Modenois pour attaquer les confédé-rés ssit t) attu} L blessé,ensorte qu’il ne se sauva qu’avec peine (L). Quand' e Roi de Chypre fut à Avignon, il travailla à porter le Pape à la paix.
Ee Roi Jean s’mtéressoit auífi pour les Visconti, pareequ’ì! avoit marié safille Isabelle avec Galéas, frere de Bernabé. D’ailíeurs les Visconti avoiencamis parmi les Cardinaux. On convint donc avec le Pape que les Roisfi g France & de Chypre envoycroient des Ambassadeurs à Milan pour trai-de la paix. Ceux de France y arrivèrent les premiers & ne purent rientaire, deiorte qu’ils se retirerent. Ceux de Chypre demeurèrent, & aprèsune longue négociation la paix fut conclue au mois de Mars 1364 a cesconditions, q Ue g erna bé rendroi t, tous les Châteaux & les Forteresses,fiu’il tenoit dans les districts de Boulogne, de Modene & de la Romagne.
Que le Pape de son côté lui payeroit dans huit ans la somme de cinq - censtuille florins d’or. En conséquence de ce Traité Bernabé fut absous desoutes les censures & rétabli dans tous ses droits {c).
. Vannée suivante 1365, T Empereur Charles IV. vint à Avignon, y étantsovité par le Pape, avtc lequel il eut plusieurs conférences sécrétés. Les nu* vimt«Us disent que c’étoitpour prendre des mesures contre ies progrès des T ures, à Avignon.^autres prétendent que le sujet de ces conférences étoit d'abattre les tirans I3ÓS *Italie & principalement les Visconti. Quoiqu’il en soit, Corso rapportele Pape couronna T Empereur Roi d’Arles, dans Arles meme,& promitEmpire à Wenceílas fils de ce Prince (d) Après leur retour à Avignon,
00 M. Villani L. XI. C. 41.
'0 Blatim in Urban. V.
(c) M, Villmi L. XI. C. 64 *(cl) Corio par. III.
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