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Tandis que !e Pape fuioit, ie Duc de Milan fit révolter la ville de 3 jî 5 V. v ' )NBologne, & ordonna à Pichinin d’y marcher en toute diligence pour ap>-^ oire 'puier ía faction que ses intrigues avoient rendue dominante. Dans le tu- ^j ta n e^ulte arrivé à Bologne, les habitans offensés de l’intelligence qui regnoit depuis - VanEvtre le Pape & les Vénitiens , arrêtèrent Paul Trono , Envoyé de la 1430 M-République. Le Sénat s’en vengea, en ordonnant la confiscation des biens l ’ m$ l’emprisonnement de tous les Bolonois que l’on rencontrerait fur les ter- I5 * 7 ’res de la Seigneurie, Cette sévérité fit relâcher Trono, mais cela n’em- Révolte dsPécha pas le Sénat de se liguer avec le Pape & les Florentins, pour domp- Sologne.
* er les rebelles de Bologne. Ils formerent une armée commune, mais elledéfaite par Pichinin, qui distribua ses troupes dans le Bolonois & se* e ndit à Milan. La défaite des troupes confédérées augmenta les divi-sons qui agitoient ía ville de Florence. Le Pape calma les esprits & les^°sicilia ; il engagea même François Sforze à prendre le commandementl'armée de la Ligue. Sforze rentra dans le Bolonois & y fit d’abordquelques conquêtes; mais Pichinin y étant accouru, ils paííerent le reste^ la campagne à s’obferver (a).
p Vers ce tems-là trois Ambassadeurs de l’Empereur Grec arrivèrent s SVegeck-^fie, pour traiter de l’union des deux Eglises. Après bien des confé-*'*”g f v ^ pTfc nces 61 des disputes, on convint des articles fuivans. Qu’on dendrokUl } Concile des deux Eglises en Occident; que fi l’Empereur & le Pa-j^arche ne pouvoient fe résoudre à députer à celui de Balle, déja assem-b ' e > on choiíìroit Ancone ou quelque autre place maritime, ou bien Bolo-§Ue ou Milan, ou toute autre ville qu’on voudroit en Italie ou en Pié-mont. Que fi l’on vouloit quelque ville hors de l’Italie , ce ne pourroitqu e Bude ou Vienne. Que tes Peres de Balle seroient obligés de fe^ e ndre au lieu affigné, un mois après qu il seroit choisi. Que le Conciledéfrayeroit l’Empereur, les Patriarches, & leur fuite, jusqu’au nombre decens personnes, durant leur voyage, leur demeure & leur retour.
Vu’il donneroic huit mille ducats pour fournir aux fraix de rassemblée duClergé Grec qu’on devoit tenir à Constantinople pour sélection des Dépu-tés qui viendroient au Concile. Ce Traité fut solemnellement confirméla dix - neuvieme session du 7 de Septembre, & ratifié par le Pape (b).
-Tandis que ceci se paffoit, on apprit que les Orphelins & les Tabon- Btfaìte àtes, qui n’avoient pas voulu recevoir le Concordat, avoient été entiere-^ìent défaits par Menard de Maisonneuve (c). Le Concile envoya douzedéputés à Ratisbonne, qui eurent des disputes avec ceux des Taborites ;ceux-ci demanderent qu’on obligeât tous les Bohémiens fans exception,
*dêrne les Catholiques, à communier fous les deux efpeces. Mais cetteAmande fut rejettes par l’Empereur & par les autres députés de Bohême (tf).
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^gneurs pour gouverner , en attendant l'arrivée de ce Prince, que le Duc
O) LaugUr Bist. de Venise T. VI p.41 143.
* Coutin. de Fleuri uìi fup. p, 85, t/<
(c) LenfantT, IL p. 16 - 20.00 Le rnême, p. 22ÒO damons L. XXV. Ch. 6*