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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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Tandis que !e Pape fuioit, ie Duc de Milan fit révolter la ville de 3 5 V. v ' )NBologne, & ordonna à Pichinin dy marcher en toute diligence pour ap>-^ oire 'puier ía faction que ses intrigues avoient rendue dominante. Dans le tu- ^j ta n e^ulte arrivé à Bologne, les habitans offensés de lintelligence qui regnoit depuis - VanEvtre le Pape & les Vénitiens , arrêtèrent Paul Trono , Envoyé de la 1430 M-République. Le Sénat sen vengea, en ordonnant la confiscation des biens l m$ lemprisonnement de tous les Bolonois que lon rencontrerait fur les ter- I5 * 7res de la Seigneurie, Cette sévérité fit relâcher Trono, mais cela nem- Révolte dsPécha pas le Sénat de se liguer avec le Pape & les Florentins, pour domp- Sologne.

* er les rebelles de Bologne. Ils formerent une armée commune, mais elledéfaite par Pichinin, qui distribua ses troupes dans le Bolonois & se* e ndit à Milan. La défaite des troupes confédérées augmenta les divi-sons qui agitoient ía ville de Florence. Le Pape calma les esprits & les^°sicilia ; il engagea même François Sforze à prendre le commandementl'armée de la Ligue. Sforze rentra dans le Bolonois & y fit dabordquelques conquêtes; mais Pichinin y étant accouru, ils paííerent le reste^ la campagne à sobferver (a).

p Vers ce tems- trois Ambassadeurs de lEmpereur Grec arrivèrent s SVegeck-^fie, pour traiter de lunion des deux Eglises. Après bien des confé-*'*g f v ^ pTfc nces 61 des disputes, on convint des articles fuivans. Quon dendrokUl } Concile des deux Eglises en Occident; que fi lEmpereur & le Pa-j^arche ne pouvoient fe résoudre à députer à celui de Balle, déja assem-b ' e > on choiíìroit Ancone ou quelque autre place maritime, ou bien Bolo-§Ue ou Milan, ou toute autre ville quon voudroit en Italie ou en Pié-mont. Que fi lon vouloit quelque ville hors de lItalie , ce ne pourroitqu e Bude ou Vienne. Que tes Peres de Balle seroient obligés de fe^ e ndre au lieu affigné, un mois après qu il seroit choisi. Que le Conciledéfrayeroit lEmpereur, les Patriarches, & leur fuite, jusquau nombre decens personnes, durant leur voyage, leur demeure & leur retour.

Vuil donneroic huit mille ducats pour fournir aux fraix de rassemblée duClergé Grec quon devoit tenir à Constantinople pour sélection des Dépu-tés qui viendroient au Concile. Ce Traité fut solemnellement confirméla dix - neuvieme session du 7 de Septembre, & ratifié par le Pape (b).

-Tandis que ceci se paffoit, on apprit que les Orphelins & les Tabon- Btfaìte àtes, qui navoient pas voulu recevoir le Concordat, avoient été entiere-^ìent défaits par Menard de Maisonneuve (c). Le Concile envoya douzedéputés à Ratisbonne, qui eurent des disputes avec ceux des Taborites ;ceux-ci demanderent quon obligeât tous les Bohémiens fans exception,

*dêrne les Catholiques, à communier fous les deux efpeces. Mais cetteAmande fut rejettes par lEmpereur & par les autres députés de Bohême (tf).

Lp P r.TTOntnfi Acx AToislstn fOTTrilnf 1/311 /-T1 T í n ^

^gneurs pour gouverner , en attendant l'arrivée de ce Prince, que le Duc

O) LaugUr Bist. de Venise T. VI p.41 143.

* Coutin. de Fleuri uìi fup. p, 85, t/<

(c) LenfantT, IL p. 16 - 20.00 Le rnême, p. 22ÒO damons L. XXV. Ch. 6*