6 FORCE COMMERCIALE.
Le résultat de ces mesures fut seulement de faire payer desamendes aux transgresseurs de l’ordonnance : c’était commeun impôt judiciaire, établi pour prévenir ou réprimer l’em-bellissement de la métropole.
Londres s’était accrue par l’union de l’Angleterre et de l’É-cosse, au commencement du 17 e . siècle. L’union de la Grande-Bretagne et de l’Irlande , à la fin du 18 e . siècle, a nécessaire-ment exercé la même influence, quoique d’une manière moinssensible. Les immenses conquêtes de l’empire britannique,dans toutes les parties du monde, en donnant à beaucoupd’individus, les moyens d’acquérir, au dehors, des fortunesconsidérables, dont ils viennent jouir dans la mère patrie, con-tribuent sans cesse à l’agrandissement de la métropole. En unmot, toutes les causes de prospérité commerciale et politiqueinfluent sur cet agrandissement, contre lequel s’est vainementarmée l’autorité suprême, durant plus d’un siècle et demi.
CHAPITRE IL
Édifices commerciaux de la cité de Londres .
C’est dans la Cité que sont érigés tous les grands édificesnécessaires aux opérations du commerce général, la maisoncommune , la bourse, la banque, la poste , l’hôtel de la com-pagnie des Indes, etc. Jetons un coup-d’œil rapide sur l’en-semble de ces édifices. Ce qu’il faut d’abord remarquer, c’estleur extrême rapprochement, si favorable à la commodité, àla rapidité des opérations du négoce. Ainsi la banque, la poste,la bourse et la mairie sont pour ainsi dire contiguës. Autourde ces établissements, une foule d’autres son fi groupés de ma-nière à se trouver le plus près possible du centre d’action de