• CÔTES ET PORTS. îo5
.Indiquons à présent les progrès qui se rapportent spéciale-ment à l’industrie et au commerce. Édinburgh et Leilh,remarquables par le nombre et la richesse de leurs manufac-tures * s’adonnent surtout à la distillation des liqueurs spiri-tueuses, au tissage des casimir's et des châles, à l’impressiondes cotons et des toiles, à la fabrication des chandelles et dusavon, au travail du fer coulé. Ajoutons-y les nombreusespapeteries qu’on trouve dans le voisinage j et les imprimeries,
si multipliées, qui placent Édinburgh immédiatement après
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reposent les cendres de mylord Napier, l’immortel inventeur des logarithmes
Tels sont les anciens monuments dignes de quelque attention. Les travaux modernessont nombreux et marqués au coin du bon goût, ou du moins à celui du bien publicet de l’utilité générale ou particulière. La Bourse , la Banque, le Palais de justice, lesnouvelles salles pour les bibliothèques des avocats et des écrivains du speau, sont groupésautour de la cathédrale ; tous ces édifices sont bâtis depuijs moips de cinquante ans..
Durant ce court période, on a desséché le lac dont les eaux insalubres croupissaientdans le bassin du nord. Des chaussées , des ponts traversent cet imniense vallon, qu’em-bellissent aujourd’hui des prairies, des maisons et des temples : ainsi se trouve réuniel’ancienne ville à la nouvelle. Celle-ci, tracée d’après un plan qu’on doit à M. Craig,offre un système de rues aussi régulières que spacieuses et bien bâties. Dès plaçes pourdégager les monuments et des monuments pour décorer les places, présentent, dansleur ensemble , un aspect imposant, dont les plus belles capitales de l’Europe peuventà peine donner l’idée. En Écosse , aucune croyance superstitieuse n’oblige à diriger, dulevant au couchant, l’axe des temples : c’est pourquoi, toutes les fois qu’on peut placeruu de ces temples, à l’extrémité d’une grande et belle rue , on élève sa façade per-pendiculairement à la direction de cette rue , qu’il termine avec majesté.
Un goût sévère pourrait sans doute désapprouver, dans la nouvelle Édinburgh, lesdétails d’exécution de beaucoup d’édifices; mais l’ensemble, je le répète, est d’unesimplicité pleine de noblesse , et l’on trouve les beaux effets de l’architecture, dans lasage ordonnance et dans l’heureuse position de la plupart des monuments.
Les Archives du royaume , que Robert Adam a bâties dans un genre qui se rapprochede l’École de Palladio, sont d’un goût pur et d’un style grandiose ; elles forment un
♦ Cette e’glise qui, dans son ensemble , était imposante et majestueuse, est divise’e maintenantpar quatre murs dè refend , et transformée en quatre chapelles protestantes, parfaitement in-dépendantes les unes des autres. La tour de la cathédrale est quarrée, et surmontée de deuxarceaux à jour qui supportent une aiguille, et figurent dans les airs une couronne impériale.C’est le même genre d’architecture que le plus beau clocher de Newcastle ; mais employé, ce rnésemhle, avec moins de hardiesse et d’élégance.
II.
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