DES C H I N O I S. 141
erits en caractères Ly-tfée, d’habiles Lettrés du Tribunal deÏHistoire , qui avoient eu ordre de l’Empereur de les examiner,décidèrent, quoique Sa Majesté eût paru en faire grand cas,qu’ilsne méritoient point l’attention des Historiographes de l’Em-pire. Voye^ les Annales des Soui-kin-tsie-tchi. 3 0 . Dans les lon-gues controverses qu’a occasionnées l’Histoire & la Chronolo-gie des premieres Dynasties, ils n’ont jamais eu aucune auto-rité chez les Savans. 4 0 . II est de fait que les Tao fée ont supposéplusieurs Manuscrits. Le bon Nan-hoai-tfée pour fa part en pré-senta beaucoup qui furent rejetrés comme proscrits, & celadans le temps que tout l’Empire etoit en mouvement pour trou-ver & recouvrer d’anciens livres. Voilà pourquoi on ne nomméaucun livre des Tao-fée ( nous avions oublié d’en avertir ) quiait été publié après un examen juridique. Si l'on en excepte peut-être le Tao-te-king, qui seul pouvoir passer par cette épreuve.Tout préjugé national à part, il nous paroît que la Critiqued’Europe peut s’en fier à nos Sav.ans dans une matière qui est àleur portée, & pour laquelle ils ne laissent pas d’avoir d’assezbonnes avances. Ce feroit probablement trop exiger des gensde lettres d’au-delà des mers qui entendent nos livres, que devouloir qssils remarquassent comme Hong-jong-tfai, Ly-hiun-yeu, Lee, en quoi le style, les expressions, la forme des cara-ctères & des tablettes du Tchou-chou & du Tcheou-chou ,prouvent quils ont été faits fous les Han & même après Ming-ty. Mais pour peu qu’ils fissent attention aux sables ridiculesdont ils font remplis, ils diroient que fussent-ils de la fin de laDynastie des Tcheou , ou même plus ancienx,. comme l’ontprétendu quelques Tao-fée, ils ne feroient d’aueune autorité,même pour la Chronologie. La belle epoque pour la cinquan-tième année du régné de Hoang-ty , que l’apparition de l’oifeauFong-hoang à la feptieme lune : TJì-yue-song-niao-tcki.
II est dit dans le Tcheou-li-, « l’Historiographe des choses du