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Tome premier.
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HISTOIRE DE DIX A>S.

le principe de la légitimité. M. Berrver reconnaît à laChambre le droit de modilier la constitution, mais noncelui de changer la dynastie. « L'intérêt premier, répond« M. Yillemain, est à la fois que le trône soit occupé et« que les libertés publiques soient garanties. » M. Yille-main, le 30, avait déclaré solennellement qu'il ne se croyaitpas le droit de disposer de la suprême puissance. Mais laforce qui se déplace conserve toujours des adorateurs !

La première partie de la proposition Bérard, modifiéepar la commission, fut adoptée en ces termes, qui expli-quent parfaitement la politique du duc d'Orléans et de labourgeoisie dans cette première période de leur communedomination :

« La Chambre des députés prenant en considération« l'impérieuse nécessité qui résulte des événements des« 26, 27, 28 et 29 juillet, et de la situation générale« la France s'est trouvée placée à la suite de la violation« de la Charte constitutionnelle-, considérant en outre« que, par suite de cette violation et de la résistance« héroïque des citoyens de Paris , le roi Charles X ," S. A. R. Louis-Antoine , dauphin, et tous les membres« de la branche aînée de la maison royale sortent en ce« moment du territoire français , déclare que le trône est« vacant en fait et en droit, et qu'il est indispensablement« besoin d'v pourvoir. »

Cette rédaction était fort bien calculée. L'élévation duduc d'Orléans y était présentée comme le résultat forcéd'événements auxquels il avait bien pu lui-même neprendre aucune part. Charles X nétait pas chassé duroyaume, il en sortait; et le duc dOrléans ne montait surle trône que parce que le trône se trouvait vacant. Ainsi,