a6a ESSAI HISTORIQUE
de bonnes haches, même de quelques pétards, ouau moins, avoir quelqu’un qui les sache faire.Lorsque les portes sont terrasse'es , on y fait unefausse attaque et l’on escalade sur un autre point.Les villages voisins vous fourniront des échelles etautres moyens d’assaut. La bande battue et dispersée,on pourra se diviser et la poursuivre ; mais le com-mandant de la colonne s’attachera avec sa principaleforce au chef de brigands le plus renommé, et, ne leperdant pas de vue, il le suivra avec plus d’acharne-ment qu’auparavant ; car c’est de la tête de cethomme que dépend la fin de cette guerre , et en luidonnant le moindre relâche , on lui laisse la facultéde réunir de nouvelles forces et d’augmenter sonnoyau. Quand, malheureusement*, on a perdu sapiste, il faut s’arrêter, plutôt que de prendre defausses directions. On-repose ses troupes, on metses limiers en campagne , et, dès que l’on a des don-nées sûres, on se remet en marche. Si l’on peut,dans une marche de nuit, surprendre et tourner lesbrigands , on a fait un coup de maître.
Les brigands battus, dispersés , on met leur têleà prix , mais on publie une amnistie pour ceux quiviendront se rendre et déposer les armes ; on ren-voie les paysans égarés dans leurs villages , en lesrecommandant à la surveillance des autorités ; leschefs et les gens audacieux, entreprenants , sont en-fermés pour leur vie ou envoyés outre-mer, et dansdes pays lointains : leur présence ne peut qu’êtrenuisible dans un pays où ils ont joué un rôle quelr