x± La Tactique discutée .'chargée par la cavalerie Turque, qui essuyaavec Je plus grand courage le feu de l’infan-terie Russe, & rompit dans plusieurs en-droits la ligne de chevaux-de-frise dont elleétoit environnée. Mais cette cavalerie, quiavoit percé , fe trouvant trop en désordrepour faire des progrès, les Russes lui oppo-sèrent de nouveaux corps qui l’arrêterent,& l’obligerent même de fe retirer, après uneperte considérable.
L’ordre à trois de hauteur ne peut doncfe soutenir par lui-même, puisque les na-tions les. plus propres à s’en servir, par leurflegme & l’âpreté de leur discipline, secroient obligées d’y adapter des moyens quiprouvent évidemment fa foibesse. S’il estnécessaire de le garantir par une ligne dechevaux-de-frise, il n’est certainement bonque dans le cas où il faut tirer : car ceci faitle même effet qu’un retranchement, une haieforte, un fossé. Or, dans tous ces cas il nes’agit que de border f obstacle intermédiaire,& de le soutenir par le feu de la mousque-terie. II suffit donc d’être sur quatre rangs,ou fur trois, ou fur deux; il nimporte,pourvu qu’on rende le feu très-vif. On necharge pas plus avec des chevaux-de-frifedevant foi, qu’avec un retranchement deterre. Cette situation est un état de défen-sive; elle sert à repousser f ennemi ou à le