208 VOYAGE DE MOSCOVIE. jqu’il avoir enseignée pluíìeurs années avec <honneur , il sçavoit bien les Langues,
& fur tout la Ruiïïenne , à laquelle ils’ctoit particulièrement appliqué, en at-tendant l’occaiìon que nous luy 6mesnaître T & qu’il cherchoit depuis fortlong-tems. II etoit Recteur d’un desprincipaux Colleges de la Prusse Royale,quand il íçut le dcíléin que nous avions
F ris d’appeller à notre secours quelqueseres de ft Nation , il solicita lì puis-laminent à Rome la permission de íèjoindre à nous, & il fit paroitre tant d’ar-deur pour s’aílùrcr le bonheur d’une viecntierement Apoílolique, dont il n’avoitpu jouir juíqu’alors , qu’on fut obligéde le décharger de. l'on employ de Su-périeur pour le laiílèr engager dans lestravaux de l’Apostolat.
Le second nommé Tcrpiloweski ,dont la Province de Lithuanie fit uníà-crifice à Dieu qui lui couta bien cher. jetoit aussi un homme d’un tres-rareme- jrite , il enscignoit la Mathématique dans jl’Université de Vilna , dans le tems ;
qu’il apprit que je travaillais à nous as- j
lùrer quelques Compagnons de voyage. íComme il avoit toutes les quai itez qu’onpeut souhaiter dans un Milîionaire tres-accomply , une vertu à l’eprcuve , unedouceur charmante , une adreílè admi-rable pour tous les ouvrages de main,une delicatcílè tres-grande à toucher tou- jte forte d’instrumens, & à manier le jburin, je ranimai autant qu’il me fut I