E P I S T R E.
où mon defiein ma, conduit , des marques de vosgrandes & héroïques vertus. Rome conserve encorele grand Etendart de Mahomet , que la pofierité re-gardera toujours comme- votre conquête , & comme untémoignage éternel de votre ^éle pour la défense dela Religion Chrétienne. Les Turcs fe souviendrontlong-tems du secours que vous donnâtes k l’Allemagnedans cette célébré journée , qui délivra la Capitalede /’ Empire , réprima l'insolence & la présomptiondes Infidèles , & apprit aux Allemands que ces fiersennemis nétoient point invincibles , quand on sça-voit mettre Dieu de son coté , autant par une piétésolide, que par une véritable valeur. On regrettoitencore â Alep , quand jy passai , labsence du Bachade cette Capitale de la Syrie , que vous retenìe%prisonnier de guerre , âpres l’avoir abbatu vous-mê-me à vos pieds dans l’effort de la mêlée. Le Ba-cha de Silifirie avoit eu le même fort , & dans lamême aélion quatre autres Bachas ne purent éviterde tomber de la même manière entre vos mains yqu'en laissant leur vie sur le champ de bataille, s aipasé par la forêt des Boukovvines, où l’on vous aveu avec dix ou douTy mille hommes foûtenir parvotre prudence , <9* votre intrépidité , l’effort de plusde cent mille combattans que le Seraskjer des Turcs ,& le Kan des Tartares joint au Sultan Galga, a-voient ramasse ^ pour inonder la Pologne. Les Tarta-res qui commencent k joindre l'art de la guerre à