PRfiFACE. XIX
beaucoup plus classique et ami de la tradition queM. Thiers.
Parmi les auteurs de Salons, figure encore M. A. Jal,quipublia en 1828 un volume. ä’Esquisses, croquis, po-chades ou tout ce qu’on voudra sur le Salon de 1827 .Des lithographies, entre autres le Christ aujardin desOliviers, de Poterlet, et le Saint Etienne, de Leon Co-gniet, accompagnaient cette publication. Ici la criti-que est plus leste dejä, plus aisee et moins gourmeeque dans VAnmaire de M. de Keratry.
Un futur membre du gouvernement provisoire de1848 , Ferdinand Flocon, avait dejä publie chez l’edi-teur Leroux, Galerie de Bois, au Palais-Royal, unSalon de 1824 par livraisons. Flocon avait ici pourcollaborateur un ecrivain qui se fit une reputa-tion dans un genre particulier, celui des nouvelles enun feuilleton, c’etait Marie Aycard. Les auteurs de ceSalon ont evidemment beaucoup lu Diderot, et on re-trouve presque le ton des Lettres ä Grimm, dans cer-taines pages,par exemple dansla critique de YAtelierde Prudhon, parTrezel, oü le critique refait le tableauet reconstitue ä ce propos la melancolique physio-nomie de Prudhon lui-meme.
Les artistes estiment comme une curiosite remar-quable deux Salons composes avec une verve etonnantepar Gabriel Laviron. Esprit ardent et inquiet, Lavi-ron, dont on voit le portrait, peintpar J. Gigoux, auMusee de Besangon, fut tue en combattant, au siegede Rome, contre les soldats de Baraguey d’Hilliers 1 .
1. Je n’ai pu rencontrer jusqu’ici que le Salon de 1834 (Paris,Louis Janet, in-8 (2 livraisons in-8). Douze lithographies: un Corps
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