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ties avec de l’esprit de nitre affaibli; en pratiquant ainsi plu-sieurs morsures, en ayant soin de couvrir chaque fois les pla-ces assez mordues, on peut obtenir deux ou trois teintes dif-■ férentes, mais légères et d’un grain mat. Pour donner plusde vigueur, on enlève le petit vernis, et on recouvre la plan-che entière d’un vernis transparent d’une partie de poix deBourgogne et de deux de cire; puis, pendant que le vernisest encore liquide, on le saupoudre, au moyen d’un tamis fin,de sel gemme ou de sel marin purifié réduit en poussière. Onremet la planche sur le feu jusqu’à ce que le sel ait pénétréà travers le vernis jusqu’au nu du cuivre ; puis on la laisse re-froidir et on la met tremper dans l’eau pour dissoudre le sel,qui laisse à la place qu’il occupait un nombre considérable depetits trous qu’on ne peut distinguer qu’avec la loupe. Ouopère alors comme ci-dessus, après avoir couvert de vernis lesparties blanches et les parties mordues.
Cette méthode donne un résultat absolument contraire auxprécédents, c’est-à-dire qu’au lieu d’un réseau de lignes noires,
* on obtient à l’épreuve un réseau de lignes blanches sur unfond noir. On attribue ce procédé à Peter Floding.
On peut se servir avantageusement de la méthode suivantepour imiter parfaitement les dessins faits au pinceau. Aprèsavoir tracé le dessin sur la planche, on la vernit de nouveau,et on peint les ombres les plus foncées avec un pinceau trempédans une dissolution composée d’huile d’olive, d’essence de té-rébenthine et de noir de fumée. Ce mélange a pour effet ladissolution du vernis, qu’on enlève ensuite facilement, maisavec précaution, au moyen d’un linge légèrement trempé d’acide.Lorsque les places ainsi peintes sont bien nettoyées, on leurdonne le grain, en exposant la planche à la boîte à grener ; ont’ait mordre, et on continue ainsi en découvrant, en grenant eten creusant toutes les autres teintes du dessin, en les dégra-
* dant jusqu’aux tous les plus légers.
Il y a encore une méthode, semblable à la précédente, quiconsiste à faire les retouches et les parties fortes avec un pin-ceau et un mélange de blanc ordinaire, de thériaque et desucre fondu, mélange qu’on applique comme on pose les tou-