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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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ties avec de lesprit de nitre affaibli; en pratiquant ainsi plu-sieurs morsures, en ayant soin de couvrir chaque fois les pla-ces assez mordues, on peut obtenir deux ou trois teintes dif- férentes, mais légères et dun grain mat. Pour donner plusde vigueur, on enlève le petit vernis, et on recouvre la plan-che entière dun vernis transparent dune partie de poix deBourgogne et de deux de cire; puis, pendant que le vernisest encore liquide, on le saupoudre, au moyen dun tamis fin,de sel gemme ou de sel marin purifié réduit en poussière. Onremet la planche sur le feu jusquà ce que le sel ait pénétréà travers le vernis jusquau nu du cuivre ; puis on la laisse re-froidir et on la met tremper dans leau pour dissoudre le sel,qui laisse à la place quil occupait un nombre considérable depetits trous quon ne peut distinguer quavec la loupe. Ouopère alors comme ci-dessus, après avoir couvert de vernis lesparties blanches et les parties mordues.

Cette méthode donne un résultat absolument contraire auxprécédents, cest-à-dire quau lieu dun réseau de lignes noires,

* on obtient à lépreuve un réseau de lignes blanches sur unfond noir. On attribue ce procédé à Peter Floding.

On peut se servir avantageusement de la méthode suivantepour imiter parfaitement les dessins faits au pinceau. Aprèsavoir tracé le dessin sur la planche, on la vernit de nouveau,et on peint les ombres les plus foncées avec un pinceau trempédans une dissolution composée dhuile dolive, dessence de té-rébenthine et de noir de fumée. Ce mélange a pour effet ladissolution du vernis, quon enlève ensuite facilement, maisavec précaution, au moyen dun linge légèrement trempé dacide.Lorsque les places ainsi peintes sont bien nettoyées, on leurdonne le grain, en exposant la planche à la boîte à grener ; ontait mordre, et on continue ainsi en découvrant, en grenant eten creusant toutes les autres teintes du dessin, en les dégra-

* dant jusquaux tous les plus légers.

Il y a encore une méthode, semblable à la précédente, quiconsiste à faire les retouches et les parties fortes avec un pin-ceau et un mélange de blanc ordinaire, de thériaque et desucre fondu, mélange quon applique comme on pose les tou-