où ils sont mis à couvert par un bastion C; puisvers les champs inondés, et enfin vers Calloo,d'où ils sont ramenés dans l'Escaut.
Ode de Téligny cherche vainement à s'opposerà cette entreprise avec la flotte d'Anvers; il arrivetrop tard, cependant il s'établit sur la digue, pourfermer à d'autres vaisseaux gantois le passagede la rivière.
10) Le duc de Parme, qui est encore loin d'avoirla quantité de navires suffisante pour l'achève-ment de son pont, et qui n'a point le passagelibre par Rupelmonde, fait creuser un canal qui,commençant à la Moer près de Stecken, passe parBévern et Vérébroek, et se prolonge jusqu'à Cal-loo vers le pays inondé; il donne son nomàcanal. Ce canal établit la communication entretoute la province occidentale et le camp espagnol,qui reçoit par cette voie des bâteaux plats et des
vivres en abondance.
ce
Malgré l'approche de l'hiver, on travaille sansrelâche à la construction du pont de bâteaux,qui n'est plus loin d'être achevé.
11) Vers la fin de novembre, le duc de Parme faitsommer la ville d'Anvers de se rendre; mais ilreçoit une réponse négative, attendu que les Pro-vinces- unies comptent dans ce même momentsur des secours de la reine Elisabeth d'Angleterre.
Pendant ces négociations, St. Aldegondecherche, par différents messages, à accélérerl'équipement de la flotte sélandaise. Le braveTéligny, chargé d'une de ces missions, tombedans les mains des Espagnols, et la républiqueperd en lui un de ses plus intrépides défenseurs.perd en lui un de ses p
12) Aussitôt que l'hiver est passé, la constructiondu pont est reprise par les assiégeants avec toutel'activité possible, et ne tarde pas à être achevée.97 pièces et plus de 1500 hommes le défendentsur les deux rives, les uns au- dessus, les autresau- dessous du courant. Pour empêcher la ruinedu pont, en cas que la flotte ennemie cherchâtà le faire sauter, on le met à l'abri derrière unmantelet que l'on élève à cet effet du côté quiregarde Anvers. Une flotte de 40 vaisseaux deligne, stationnés sur les deux rives, sert à couvrir
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überschwemmten Felde, endlich von da nachCalloo und dort wieder in die Schelde bringen.
Vergebens sucht Odet von Teligny mit derAntwerpner Flotte sich dieser Unternehmung zuwidersetzen; er langt zu spät an, schneidet sichjedoch auf dem Damme ein, um noch weitereintreffenden Genter Schiffen den Pass zu ver-Jegen.
10) Der Herzog von Parma lässt, weil er nochlange nicht genug Schiffe zur Vollendung seinerBrücke besitzt, und ihm der Weg über Rüpel-monde gesperrt ist, von der Moer bei Steckeneinen Canal über Bevern und Verebroek nachCalloo gegen das überschwemmte Land führen,und giebt diesem Canale seinen Naraen. Durchdiesen Canal kommt die ganze westliche Provinzmit dem spanischen Lager in Communication,dem dadurch Lebensmittel und platte Schiffe inMenge zugeführt werden.
Trotz der herannahenden Winterzeit wirdthätig an der Schiffbrücke gearbeitet und dieseihrer Vollendung nahe gebracht.
11) Ende Novembers fordert der Herzog von Parmadie Stadt Antwerpen zur Uebergabe auf, und er-hält eine abschlägige Antwort, weil die vereinig-ten Provinzen in diesem Augenblicke thäthigeHülfe von der Königin Elisabeth von England
erwarten.
Während dieser Unterhandlungen sucht St.Aldegonde durch mehrere Botschaften die Aus-rüstung der seeländischen Flotte zu beschleuni-gen. Der tapfere Teligny, mit einer dieser Sen-dungen beauftragt, fällt den Spaniern in dieHände, wodurch die Republik einen ihrer thä-tigsten Vertheidiger verliert.
12) Sobald der Winter verflossen ist, wird von denBelagerern der Bau der Schiffbrücke mit allemErnste betrieben und bald vollendet. 97 Kanonenund mehr als 1500 Mann vertheidigen dieselbeauf beiden Ufern, theils ober- theils unterhalb.Um der Sprengung der Schiffbrücke vorzubeugen,falls diese etwa von der feindlichen Flotte ver-sucht werden sollte, wird vor derselben aufder Seite gegen Antwerpen eine besondere Schutz-wehr aufgerichtet. Eine Flotte von 40 Kriegs-schiffen an beiden Ufern dient dem ganzen