DE M. D UVAL.
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bien plus utilement que les vains simulacres d’unCéphale, d’un Endymion , d’un Adonis, de l’obfcenedivinité de Lampsaque & de tous les fatras mytholo-giques que la poésie & la sculpture ont enfantés.Je fais que Rome & Athènes s’en fònt amusées commeon fait en France , mais je fais aussi qu’en mème tempselles ont su employer le ciseau des Myrons & de Phi-dias , à perpétuer la reconnoissance publique enversles grands hommes qui, par leur valeur, ou par leurstalents , avoient signalé lcurzcle pour la patrie. Si lesanciens ennemis de la Giece & de la liberté, tels queles Medes & les Perses, n’ont transmis à la postéritéaucun monument de cette espece, c’est qu’à Suze,'à.Ecbatane & à Persépolis on ne voyoit guere quedes esclaves & des courtisans, & que dans tous lestemps, & par tous les lieux où le despotisme a dominé,le nom sacré de patrie & celui de citoyen n’ont eu,pour ainsi dire , aucune signification. J’ai souventouï raisonner cn France sur le compte des Flollan-dois, comme les Grecs fuioient fur celui des Béotiens,& comme les François parlent quelquefois des Suifses, cependant je fuis persuadé qu’ily atrès-peu devilles en .France où on ait rendu au vrai mérite unhommage aussi public, & aussi solemnel que celuidont les Hollandois se sont acquittés dans la placede Roterdam, en y élevant une statue de bronzeà la mémoire du savant Erasme leur compatriote.Des gens sensés m’ont fort assuré que ce monumentétoit beaucoup moins équivoque dans Ion principeque toutes les statues équestres & colossales que l’on
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