DES AUTEURS,
Principes auxquels ils attribuoient le bien &. le mal,fur la liberté d’indisserence, fur la conformité de laRaison & de la Foi, sur les Natures Plastiques de Mr.Cudworth, fur la difficulté qu’à la Raison de dissiperles objections des Pyrrhoniens , fur la question sil’Athéisme est plus ou moins dangereux que l’Idolâ-trie, & fur quelques autres sujets de même nature.On a réimprimé, à la Haye toutes ses Oeuvres diver-ses en 4. vol in fol. dont le dernier a paru en r 73 r.
L’ABBE' DE BELLEGARDE est un de ces Au-teurs qui écrit sor toutes fortes de matières, maisdont le succès n’est pas égal ; son stile est assez châ-tié & très-Franqois, mais quelquefois il ennuie. Nousavons de cet Auteur des Ouvrages de Morale U dePiete', des Réflexions fur le Ridicule, fur la Bienfeance ,fur la Politejfe des rntsurs ; Modelés de Conversations ;Réglés de la Vie Civile ; Lettres de Littérature £5? deMorale ; Réflexions fur ï'élégance U la politesse dufi-le, où il se déclare f Auteur de quelques Ouvrages,qu’il critique lui-même : CaraBéres d’EpiBete, Réfle-xions fur ce qui peut plaire déplaire dans le com-merce du monde ; Art de connaître les hommes : His-toire universelle des Voyages dans l’Ancien U dans leNouveau Monde , dont il n’a paru qu’un volume.Une Traduction des Odes d’Horace , qui est jointe àcelle des Epitres & des Satyres du P. Tarteron. UneHistoire d’Espagne , en 9. vol. in 12. On lui attribuele ’Theophráfe Moderne. II est mort vers Pan 171g.
PIERRE BELON , Docteur en Medecine de laFaculté de Paris , étoit du Maine. II voïagea assezlong-tems, & fit un volume de ce qu’il a volt vu dansîa Judée, la Gréce, l’Egypte, l’Arabie , &c. _I 1 compo-sa aussi des Traitez de la nature des poissons fs desoiseaux. II fit des Commentaires fur Diofcoride qu’ilavoit traduit en Franqois. 11 vivoit fous Charles IX .& fut dans Pamitié du Cardinal de Tournon . II futassassiné en 1564. n’étant âgé que d’environ 47. ou48. ans.
ISAAC DE BENSERADE , de PAcadémie Fran-çoise , ètoit né à Lions à fix lieues de Rouen . II ex-celloit en Part de railler finement, fur tout dans lesvers de Ballet qu’il a faits pour toute la Cour avantque l’Opera fût en régné. Outre quelques vieillesTragédies, & plusieurs autres pieces de vers, il com-posa les Métamorphosés d’Ovide en Rondeaux , quin’eurent pas un grand succès. II mourut le 21. Oc-tobre 1691. âgé de 78. ans.
CLAUDE BOIER, d’Alby, de PAcadémie Fran-çoise, nous a laissé quelque recueil de Poésie qui mon-tre que cet Auteur avoit du goût & du talent pour cegenre d’écrire. II est mort en 1698.
GILLES BOILEAU , de PAcadémie Françoise.Voïez l’Article de Mr. DESPREAUX.
BOIS-ROBERT, de PAcadémie Françoise, étoitné à Caen , & se poussa dans le monde fous,la faveurdu Cardinal de Richelieu . II a laissé diverses Poé-sies, des Lettres , &c. & est mort en 1662. étant pourlors Conseiller d’Etat, <& Abbé de Châtillon sur Seine .
JEAN BOISAD , fut reçu Conseiller à la Courdes Monoïes à Paris en 1656. II a fait un Traite' desMomies , de leurs circonflances U dépendances, in 12.publié en 1692. & réimprimé en 1696. «& 1710.
JEAN BOIVIN) de PAcadémie Françoise, où ilfut reçu en 1721. étoit depuis long-tems de PAcadé-mie des Inscriptions, <& Professeur Royal en LangueGreque. II a été pendant 50. ans Pun des Gardesde la Bibliothèque du Roi. II mourut le 29. Octo-bre 1726. âgé d’environ 70. ans.
RENE' LE BOSSU, Chanoine Régulier de Sain-te Geneviève, étoit né à Paris le 16. Mars 1631. 8cmourut le 14. Mars lógo. Son Traité du Poème Epi-que est fort estimé. II parut à Paris in 12. en 1675.& a été réimprimé à la Haye en 1714.
JEAN BOUHIER DE S A VIGNY, ci-devant
Président à Mortier au Parlement de Dijon, est nédans la même Ville le 17. Mars 1673. II a été reçuà PAcadémie Françoise en 1727. II a cultivé avecgrand soin les Belles Lettres , «& s’est aquis une gran-de réputation parmi les Savans.
DOMINIQUE BOUHOURS, Jésuite , étoit ha-bile dans la Langue Françoise. Son premier Ouvra-ge fut la Relation de la mort du Duc de LongueviLle, qui avoit été son éleve. II composa ensuite le$
Entretiens d’Arifle N d’Eugene , qui ont été si juste-ment & si finement critiquez par un Académicien.Ses autres Ouvrages font les Remarques les Doutesfur la Langue Françoise : la Maniéré de bien penserdans les Ouvrages d’EJfrrit : les Pensées ingénieuses desAuteurs Profanes gc? des Saints Pérès : un Recueil despièces volantes des meilleurs Poètes de ce tems : l’His-toire du Grand Maître d’AubuJfon : la Vie de S. Igna-ce : la Vie de S. François Xavier : la Vie de Madamede Bellefond. Enfin il voulut fur ses vieux jours sanc-tifier sa plume d’une maniéré plus particulière parune Traduction du N- Testament, qui n’a pas eu ungrand succès, & fur laquelle Mr. Simon a fait uneCritique très-judicieuse. 11 mourut à Paris dans le Col-lege des Jésuites le 27. Mai 1702. âgé de 73. ans.
JACQUES BENIGNE BOSSUET , Evêque deMeaux, de PAcadémie Françoise, naquit à Dijon le27. Septembre 1627. A peine fut-il Docteur qu’il seretira a Mets auprès de ion Oncle, où il fut d’abordChanoine , ensuite Archidiacre & Doyen. Là il Rap-pliqua tout entier à la méditation de l’Ecriture Sain-te «& des Peres. Son éloquence lui attira Pestime dela Reine Mere, & lui mérita l’Evéché de Condom :& le Roi le fit Précepteur de Monseigneur le Dau-phin en 1670. Ce fut sur la fin des études de sonAuguste Eleve qu’il lui adressa son Discours fur l’His-toire Universelle. II fut honoré de la charge de pre-mier Aumônier de Madame la Dauphine en 1680.nommé à l’Evêché de Meaux en 1681. Conseillerd’Etat en 1697. II avoit un talent merveilleux jointà une profonde érudition pour la Controverse. Aussis’appliqua-t-il le reste de fa vie à la réunion des Pro-testans. Dans cette vûë il composa l 'Exposition de la,DoBrine de l’Eglise Catholique sur les matières de Con-troverse , Ouvrage traduit en Latin & en Italien, &qui mérita l’approbation d’Innocent XI . II composade plus un Traité de la Communion sous les deux espè-ces : Traité fur la matière de VEglise : Lettre Pasto-rale aux Nouveaux Convertis : Histoire des Variationsdes Eglises Protes antes £3? fa Défense : (à laquelle Mr.Jacques Basnage a opposé YHifoire de la Religion desEglises Reformées. ) Explication de ! Apocalypse : unCatéchisme : une Lettre sur /’ Adoration de la Croix :& les Oraisons Funèbres de la Reine Mere, de la Rei-ne d’Angleterre, de Madame , de la Reine, de laPrincesse Palatine , du Chancelier le Tellier & du Prin-ce de Condé Louis de Bourbon. Le Livre de l’ex-plication des Maximes des Saints par Mr. PArchevê-que de Cambray , lui donna une nouvelle matièred’exercer son zélé. II composa sur ce sujet diversOuvrages , qui ne furent pas fans réplique, auxquelsil répondit, & il eut la gloire de voir son Adversairecondanné à Rome , & la consolation de le voir sou-mis aux décisions du S. Siège. Mr. de Meaux mou-rut à Paris le 12. d’Avril 1704. âgé de près de 77.ans, II a laissé un Ouvrage Latin qu’on regarde com-me son chef-d’Oeuvre : c’est une Défense de la cé-lèbre Déclaration du Clergé de France de 1682. surla Puissance Ecclésiastique, composée de Pordre ex-près de Louis XIV. & imprimée à Geneve in 4. en1730. quoiqu’on ait mis fur le Titre à Luxembourg .Defenpo Declarationis Celeberrima quam de potestatéEcclèfîaflìca sanxìt Clerrn Gallicanw 19. Martii 1682.&c. C’est à Mr. Bossuet Evêque de Troyes 8c neveude Mr. de Meaux qu’on doit la publication de cetimportant Ouvrage, malgré les inutiles efforts qu’ona faits pour le supprimer.
LOUIS BOURDALOUE , Jésuite , s’étoit ac-quis la réputation de premier Prédicateur du Roïau-me. C’est la justice que toute la Cour lui a renduedans cinq Avens <& autant de Carêmes qu’il a prêché.
II étoit né à Bourges le 20. Août 1632. & mourutle 13. Mai 1704. Le Pere Bretonneau Jésuite , enpubliant ses Sermons en six volumes, a consolé lePublic de la perte d’un si grand homme.
EDME BOUR.SAULT naquit à Mucy-PEvêque,Diocèse de Langres , au mois d’Octobre 1638. 8cmourut à Paris Je 13. Septembre 17or. 11 ne de-voir qu’à son naturel la réputation qu’il s’est acqui-se, puisqu’il n’avoit jamais étudié ; cela n’a pas em-pêché que quelques-uns de ses Ouvrages n’aïent euun grand succès, & particulièrement ses deux Esope .II a donné lui-même un Recueil de ses Ouvrages,à la tête duquel on, mit d’abord une Lettre pour ju-stifier la Gomedie, mais cette Lettre fit tant de bruit,a 2 qu’elle